Après la grande virée au Maroc que j'vous ai infligée précédemment, j'm'ai dit comm'ça que z'aimeriez peut-être changer de sujet. J'ai donc pensé qu'une étude scientifique poussée et détaillée sur un zanimo très zanimalier, vous ferait plaisir. Alors voilà:
Parmi les zanimos vivant sur notre planète animalière, l’un d’entre eux attire notre attention particulièrement scientifique : Le morse.
- Pourquoi me demanderez-vous ?
- Parce que j’ai envie et que mon amie Laurence m’a fait un beau dessin pour illustrer mon exposé.
- Ah bon, me répondrez-vous.
Le morse fait partie des animaux pas tellement jolis, avec deux grandes dents qui dépassent vachement, même qu’on se demande comment il fait pour manger sans se faire des trous dans le ventre.
Pour savoir comment il y arrive, procédons à une expérience scientifique tellement inédite, que même Frank Einstein n’y avait jamais pensé :
- Prenons un morse normal et trempons-le dans l’huile. Donnons-lui ensuite un bon steak cuit à point, avec des pommes de terre rissolées, une pointe d’ail et quelques brins d’herbes de Provence. Observons-le :
- Son intention est visiblement de se régaler de ce mets de roi. Mais que se passe-t-il ? Le voilà qui glisse, tombe dans le plat les dents en avant et casse l’assiette ! Le steak tombe à l’eau avec son accompagnement et nous voilà contrits, car nous n’avions que des haricots verts à manger pendant cette expérience si passionnante. Sans compter que l’assiette faisait partie d’un ensemble de six, qui ne seront dorénavant plus que cinq.
Laissons donc là les expériences et observons l’animal :
Il est très moche, avec ses dents qui dépassent et son gros ventre se terminant en queue de poisson.
Mais s‘il est heureux comme ça, me direz-vous ?
Interrogeons-le donc, et écoutons sa réponse :
« Trait-trait-trait-point trait-point-point trait-trait-point point-trait-trait point-trait-point. » répond-t-il en morse, en toute logique, puis que c’en est un.
Mais n’étant pas capitaine de navire, nous ne connaissons pas le morse, ce qui est regrettable.
Contentons-nous donc de l’observer encore mieux :
Au printemps, le morse s’accouple avec une morsette en faisant bien attention de ne pas lui faire trop de trous partout avec ses dents pendant leurs ébats débridés.
Quand la morsette a réussi à survivre aux trous en question, elle produit au bout de neuf mois un petit morsicot aussi vilain que ses parents, avec des dents de lait qui dépassent. Car chez les morses ça dépasse tout le temps et les dentistes ont fort à faire.
La petite famille s’en va ensuite gambader dans les prés, en essayant de ne pas faire trop de trous dans les vaches et les moutons rencontrés de-ci de-là.
Merci de votre attention.