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      C'était à Ouarzazate, en Juillet 2009...


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  • Pour Laurence

     

    Aujourd’hui, je vais vous parler du glouton, animal que je ne connais pas, que je n’ai jamais vu, que je sais même pas à quoi ça ressemble, c’est vous dire si ma documentation va vous renseigner au plus haut point et si vous voulez en savoir plus, n’hésitez pas à demander à quelqu’un d’autre.

     

    LE GLOUTON

    Le glouton a des dents. 

    Pour preuve, il vous suffira simplement de regarder la photo ci-dessus, prise un jour de Grande Colère, dans la cour de l’abbaye des Moines Crapoussins à Bézouotte-sur-Vingeanne, quand le Grand Père moine (attention hein, c’est pas un vrai grand-père puisque les moines n’ont généralement pas d’enfants. C’est juste le Chef des pères, donc le Grand Père. Sachant que les moines ne sont pas pères non plus, car leur père n’ayant pas eu d’enfant, ils ne peuvent pas être pères non plus) (c’est très compliqué les affaires familiales chez les moines). 

    Donc on en était à :

    « Quand le Grand Père moine refusa de donner son Caprice des Dieux à un pauvre glouton affamé qui ne demandait qu’un peu de compassion et de nourriture, surtout le fromage dont tous les gloutons sont friands, comme mon grand-père paternel qui adorait ça ».

    C’est pour ça qu’on voit bien les dents. 

    A part les dents, le glouton semble être un animal à fourrure, bien qu’on connaisse peu de manteaux de glouton dans le monde de la jet-set, sauf si on sait pas tout, ce qui est mon cas. 

    Le glouton a certainement quatre pattes, sinon ce serait un oiseau. Bien que pourquoi pas, car si vous prenez le cas du vautour, capable de repérer un Caprice des Dieux à plus de dix kilomètres et de se jeter dessus gloutonnement tel un vrai glouton comme mon grand-père, on peut avoir des doutes sur le nombre de pattes. 

    La femelle du glouton est la gloutonne. 

    Il semblerait qu’elle mange beaucoup, comme tous les gloutons et qu’elle ait un certain embonpoint, peut-être un peu de cholestérol, voire sans doute de l’hypertension, ce que nous a confirmé le docteur Archimède Cinspécialisé, spécialiste des moines gloutons qui mangent trop de Caprice des Dieux alors que des pâtes leur suffiraient, préparées amoureusement par le Chef des Pères de l’abbaye de Bézouotte-sur-Vingeanne (attention, ne pas confondre le Chef des Pères avec le Grand Père, car c’est seulement le Chef Cuisinier, contrairement au Grand Père qui est le Chef des Pères). 

    En plus, elle fait des petits gloutons chaque fois que le mâle glouton lui fait des petits. Les petits gloutons, appelés couramment petits gloutons, se nourrissent d’escargots, de nénuphars ou de Caprice des Dieux, fourni par les moines de Bézouotte-sur-Vingeanne. Du moins c’est ce qu’on peut imaginer, en fonction du peu de renseignements qu’on nous a fourni. 

    Et plus les petits gloutons grandissent, plus ils ont faim. Ce qui peut poser des problèmes au Grand Père des moines de Bézouotte-sur-Vingeanne, quand un glouton affamé lui montre les dents comme sur la photo. 

    Comme quoi la vie des moines n’est pas aussi facile que ce qu’on croit…

     

    Merci de votre attention


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  • A la demande générale de Laurence qui sait si bien dessiner les bébêtes à poils et à plumes (c'est ICI), voici un exposé particulièrement détaillé sur les us et coutumes d'un empereur pas comme les autres...

     

    LE MANCHOT EMPEREUR

     

    Contrairement à une légende tenace, le Manchot Empereur n’est pas un cousin de Napoléon. Car ce dernier n’était pas manchot, ce qui prouve qu’il n’y a aucun lien de parenté entre ces deux gracieux animaux. 

    Depuis la nuit des temps – et même peut-être plus – l’humanité se pose une question aussi cruciale que capitale :

    « Le Manchot Empereur a-t-il été manchot avant d’être empereur, ou était-il déjà empereur quand il est devenu manchot ? »

    Pour cela, posons la question à Bébert le Manchot, fournisseur de charcuterie du couvent de Bézouotte-sur-Vingeanne :

    « Moi mon p’tit gars j’fais pas d’politique. J’suis manchot depuis que j’m’ai collé le bras sous la tronçonneuse en coupant des tranches de Jésus pour les bonnes sœurs ».

    « Mon Dieu, vous avez donc coupé Jésus en rondelles ? »

    « Mais mon p’tit gars, le Jésus c’est un gros saucisson qu’on est obligé de couper en tranches pour que les bonnes sœurs s’en servent pas pour aut’chose qu’c’est pas bien ». 

    Ce qui, reconnaissons-le, répond très imparfaitement à notre question. 

    Car le Manchot Empereur vit au milieu des autres Manchots Empereurs et des Manchottes Impératrices. Tout le monde est manchot de père en fils et de mère en fille et quand le papa manchot monte sur la maman manchot, neuf mois plus tard naît un Petit Prince Manchot auquel le papa dit fièrement : « Tu seras Empereur mon fils ».

    Et tous les papas manchots disant la même chose à leur fils, ils se retrouvent tous Empereurs en grandissant. 

    Le Manchot Empereur vit dans une grande communauté dirigée par un Empereur manchot, située dans les étendues glacées du Pays des Manchots Empereurs.

    « Et pourquoi me direz-vous, vivent-ils dans un pays glacé, où il doit certainement faire très froid ? » 

    Pour répondre à cette question importante, procédons à une expérience scientifique :

    - Prenons un Manchot Empereur et mettons-le dans une marmite. Allumons ensuite le feu sous la marmite et observons ce qu’il se passe. A notre grand étonnement, le bel animal commence à transpirer et on se rend très bien compte que quelque chose le dérange.

    Au bout d’un certain temps il faut se rendre à l’évidence, il n’aime pas du tout cette situation et il sort de la marmite, avec un air renfrogné qui prouve qu’il était beaucoup plus à l’aise dans les glaces de son beau pays gelé. 

    Le Manchot Empereur se nourrit exclusivement de poisson et de saucisson gracieusement fourni par Bébert le Manchot tous les Mercredi, avant d’aller livrer le couvent de Bézouotte-sur-Vingeanne, ce dont on se fiche éperdument, sauf les bonnes sœurs qui languissent après leur Jésus.

    A part ça, le Manchot Empereur ne fait rien de la journée. Pourtant il aimerait bien bricoler ou tricoter pendant les longues soirées d’hiver, mais c’est pas possible sans les bras. 

     

    Merci de votre attention

     


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  • Ayant constaté que beaucoup d'entre vous aiment regarder les belles images de jolis animaux sauvages, je vous présente aujourd'hui une étude scientifique sur le superbe diable cornu qui, élevé en captivité, fera la joie des petits et des grands grâce aux douces caresses de sa fourrure soyeuse...

     

    LE DIABLE CORNU

    Le Diable Cornu, contrairement à la légende populaire, n’est pas un cactus mais un animal comme vous et moi.

    Il vit là où vivent la plupart des diables cornus, au milieu des cactus, des clous, des punaises et des autres trucs pointus qu’on ne connaît pas bien parce qu’ils sont très exotiques. 

    Mais d’où vient ce nom de « diable » ?

    Pour le savoir, procédons à une expérience scientifique :

    - Prenons un diable cornu et mettons-lui le feu. On constate très rapidement qu’il n’aime pas ça du tout, ce qui tendrait à nous faire penser que soit il n’est pas un diable véritable, soit que le diable lui-même n’aimerait pas le feu.

    - Demandons alors à l’abbé Rézina du presbytère de Bézouotte-sur-Vingeanne, grand spécialiste des diableries endiablées, si le diable aime réellement le feu : « A vrai dire, voyez-vous, je ne pourrai vous le dire que lorsque je serai en enfer à cause que j’ai trompé Monseigneur Jésus avec les sœurs du couvent de Bézouotte-sur-Vingeanne, que j’vous dis pas comme elles aiment jouer avec le feu ». 

    Nous nous contenterons donc de constater que le diable cornu est cornu. Mais pourquoi est-il cornu ? Serait-il cocu ?

    Pour en avoir le cœur net, procédons à une expérience encore plus scientifique que la précédente :

    - Mettons en présence une diablesse cornue et une andouillette mâle en rut et voyons leur réaction.

    - A notre grande surprise il ne se passe rien !

    La diablesse cacherait-elle son jeu, ou simplement le mâle andouillette aurait-il peur de se piquer ?

    Les scientifiques spécialisés dans la vie du diable cornu et de l’andouillette nous expliqueront alors qu’il s’avère tout simplement que le diable cornu n’est pas cocu mais juste cornu, comme vous et moi. 

    Le diable cornu et la diablesse cornue essaient régulièrement de s’accoupler, sans succès la plupart du temps à cause des épines. Quand ils y arrivent, un petit diablotin cornu naît neuf mois après, au cri de « aïe aïe » à cause des épines de sa maman. 

    La vie de ces gracieux animaux étant parsemée d’épines, nous nous contenterons de les observer de loin et d’étudier plutôt la limace qui présente moins de risques.

    Pour cela je vous propose de vous reporter à mon encyclopédie en sept volumes sur « la vie trépidante de la limace à l’époque mésozoïque ».

     

    Merci de votre attention.


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  • Alors j'me suis dit comme ça que ça fait un bout de temps que j'vous ai pas expliqué la vie animale des z'animos. Voici donc un exposé incroyablement scientifique sur l'oie sauvage, dont la particularité est d'être très sauvage.

     

    L'OIE SAUVAGE

     

    L’oie sauvage, contrairement à sa cousine l’oie domestique, est très sauvage. Elle vit dans la jungle avec Tarzan et saute de branche en branche pour se nourrir de groseilles et d’escargots, comme l’orang-outang qui préfère les bananes et vole beaucoup moins bien.

    Car, contrairement à l’orang-outang et aux bananes, l’oie sauvage vole très bien, tout là-haut, au-dessus des nuages et des arc-en-ciel.

    Car l’oie sauvage est migratrice et elle part tous les ans dans les contrées lointaines du Grand Nord pour rendre visite à sa cousine l’oie domestique. 

    Or, l’oie sauvage peut-elle être domestiquée ?

    Pour le savoir, procédons à une expérience scientifique : 

    - Prenons une oie sauvage et installons-la à la ferme. Elle va immédiatement dans la mare aux canards et commence à se gaver de grenouilles et de nénuphars, comme sa cousine l’oie domestique.

    Au bout d’un certain temps, son foie devient gras et cylindrique et à notre grande surprise il tient parfaitement dans les boîtes de foie gras Sot-Piquet pour faire le régal des petits et des grands à Noël.

    Est-ce à dire que l’oie sauvage est devenue domestique ? L’oie domestique peut-elle être rendue à l’état sauvage ? Que nenni, car avec son gros foie gras elle serait incapable de sauter de branche en branche comme l’orang-outang pour se nourrir. Laissons donc l’oie sauvage à son état sauvage et l’oie domestique à son foie en boîte. 

    Le mâle de l’oie sauvage se nomme oie sauvage mâle. On le différencie de la femelle par le fait qu’on voit pas du tout la différence, sauf quand il lui saute dessus pour lui faire des œufs. On peut également différencier la femelle du mâle quand on la voit pondre un œuf.

    Au bout de neuf mois, l’œuf éclot et le petit poussin oie arrive au monde et commence à manger des groseilles et des escargots pour devenir une grande oie sauvage comme sa maman et son papa. 

    Toute la petite famille oie sauvage peut ensuite aller batifoler dans les arbres avec l’orang-outang et les bananes.

     

    Merci de votre attention.


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