• Blog de lesscorpionsdeouarzazate :Les Scorpions de Ouarzazate, L’ŒUF

    L’œuf est un animal rondouillard sans pattes.

    Il existe plusieurs sortes d’œufs : les œufs de poule, les œufs d’autruche, les œufs à la coque et les œufs au plat.

    Quelques œufs de dinosaures auraient été vus au crétacé, mais on n’en est pas sûrs.

    Quelle que soit la race d’œuf, il y a toujours quelque chose dedans.

    Des fois c’est une petite bête engluée et malhabile et d’autres fois c’est juste un machin blanchâtre et collant avec une partie jaune, appelée jaune d’œuf.

    La légende raconte qu’au printemps on peut aussi trouver des petits œufs en chocolat à l’intérieur de l’œuf.

    Le gros problème de l’œuf, c’est qu’il faut le casser pour voir ce qu’il y a à l’intérieur.

    L’œuf par lui-même n’est donc pas très intéressant.

    Observons les réactions :

    - Prenons un voleur d’œufs. Comme tout le monde, il sait que celui qui vole un œuf, vole un bœuf.

    Donc, il vole l’œuf et arrivé chez lui, il le casse pour chercher le bœuf à l’intérieur. Mais, non, pas de bœuf !  Juste du jaune d’œuf sur la cravate qu’il va encore falloir faire détacher… L’œuf est donc décevant.

    - Prenons un œuf et posons-le sur la table. Il ne dit rien et ne bouge pas, même sous la menace ou l’insulte. L’œuf est donc sourd et muet.

    Mais cassons l’œuf et sortons le petit animal jaune et gluant qui est à l’intérieur. Aussitôt, le petit animal va réagir et se traîner vers le bord de la table pour tomber parterre.

    Doit-on en conclure que l’œuf est plus intelligent que l’animal qu’il contient ?

    Les scientifiques se perdent en conjonc…conges…jestions…ctures et ne savent que penser sur l’évolution de l’œuf, dont on connaît très mal les us et coutumes.


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  • Blog de lesscorpionsdeouarzazate :Les Scorpions de Ouarzazate, LE BŒUF

    Le bœuf est un pays, avec des départements.

    Vous pouvez les découvrir sur la carte ci-dessus et les mémoriser (interrogation écrite demain).

    Il existe deux sortes de bœufs :

    -         Le bœuf bourguignon.

    -         Le bœuf en daube.

    Les deux races possèdent un œil, appelé l’œil-de-bœuf. Ce qui permet de ne pas les confondre avec l’autruche, qui elle possède un œuf-d’autruche.

    Contrairement à la croyance populaire, l’œuf-de-bœuf n’existe pas. Par contre l’autruche a bel et bien deux yeux, mais là n’est pas le but de notre étude de ce jour.

    La femelle du bœuf s’appelle la vache.

    Il est nécessaire d’emmener régulièrement la vache au taureau, pour l’hygiène.

    Mais, me direz-vous, pourquoi ne l’emmène-t-on pas au bœuf ?

    Eh bien, vous répondrai-je alors-je, c’est une coutume ancestrale. Le bœuf se brosse pendant que le taureau brosse la vache.

    Le bœuf naît dans les groupes musicaux. Les musiciens se réunissent la nuit chez l’un d’eux et ils font alors un bœuf.

    Le bœuf est ensuite découpé en morceaux suivant la frontière de ses départements. Chacun des départements devient alors autonome sous blister.

    Le taureau n’a pas cette chance, car sous blister il serait incapable d’honorer la vache et serait jeté en pâture au toréador.

    En effet, la vache et le toréador sont complémentaires. Tout taureau ne satisfaisant pas la vache est immédiatement signalé au toréador.

    Le toréador fera l’objet d’une étude ultérieure sur les animaux sauvages.

    Merci de votre attention.


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  • Blog de lesscorpionsdeouarzazate :Les Scorpions de Ouarzazate, LE DROMADAIRE

    Le dromadaire n’est pas gros, il est dro.

    C’est un chameau mal foutu auquel il manque une bosse. En effet, le chameau est deux fois plus bossu que le dromadaire, mais n’est pas plus heureux pour autant.

    Depuis des millénaires, l’homme se pose la question :

    - A quoi sert la bosse du dromadaire ?

    - C’est justement pour ne pas le confondre avec le chameau.

    - Oui mais alors, à quoi servent les bosses du chameau ?

    - A ne pas le confondre avec le dromadaire.

    - C’est intéressant.

    Le dromadaire est le vaisseau du désert.

    On peut monter dessus et traverser le désert. Il suffit au préalable de le remplir d’eau (le dromadaire) et il sera ensuite capable de vous transporter jusqu’à Tombouctou en 52 jours.

    Le plus difficile est de monter dessus.

    En effet, le dromadaire est très haut. Si vous ne possédez pas d’échelle, il sera nécessaire de le replier (le dromadaire).

    Pour cela, un ordre précis suffit :

    - Assis, debout, couché, donne la papatte !

    Et l’animal se replie gentiment pour vous permettre de l’enjamber et de vous installer confortablement à son sommet.

    Mais pour traverser le désert, cela ne suffit pas. Il faut d’abord que l’animal se déplie, car il ne peut pas avancer (ni reculer) lorsqu’il est plié.

    Pour cela, un ordre précis suffit :

    - Chouflafimelle !

    L’animal se lève alors et vous envoie dans les roses si vous n’êtes pas fermement agrippé  au guidon.

    C’est d’autant plus gênant qu’il y a très peu de roses dans le désert.

    Le dromadaire adhère-t-il ?

    C’est malin, t’as pas plus nul comme question ?

    Le dromadaire chante.

    Observez attentivement la photo ci-dessus. Approchez votre oreille de votre écran et écoutez. Si vous ne l’entendez pas chanter c’est que vous êtes sourd.

    Si vous l’entendez chanter, c’est pire.

     

    La semaine prochaine nous étudierons le maigremadaire.

    Merci de votre attention.


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  • De temps en temps il m'arrive de faire un portrait. Il faut que le modèle m'inspire (si possible féminin...) et que j'aie envie de dessiner... vous m'direz que ça fait beaucoup de conditions ! Ben ouais...

    Voilà le portrait d'une copine (j'suis sûr que vous vous en doutiez... on voit bien que c'est pas le portrait de mon grand-père).

    C'est fait au pastel sur papier je-sais-plus-quoi, format à peu près environ 50x60, ou presque. 

     

    UN PORTRAIT


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  • Histoire de commencer à remplir les rubriques de ce nouveau blog, voici une fabuleuse enquête de mon commissaire Nouaboire, que certain(es) d'entre vous connaissent bien...

    ENQUÊTE ANGOISSANTE

    Le commissaire Nouaboire rattacha les fixe-chaussettes qu'il avait gagnés en 1937 à la tombola de Fouissé-les-Pouillots.

    - Toc-toc, fit la porte.

    - Entrez, fit le commissaire.

    Un belle jeune femme entra alors dans le bureau et dit :

    - Bonjour mon commissaire.

    - Bonjour Madame, que désirez-vous ?

    - Voilà, je voudrais que vous enquêtiez.

    - Sur qui ?

    - Sur moi.

    - Qu'avez-vous fait ?

    - Justement c'est ce que je voudrais savoir.

    - Ah ! C'est louche ! Où étiez-vous hier soir ?

    - Pourquoi cette question ? Me soupçonneriez-vous ?

    - C'est la procédure normale Madame. Vous êtes notre principal témoin.

    - J'étais à mon club d'éducation sexuelle appliquée.

    - Quelqu'un peut-il témoigner ?

    - Hélas non, car j'y suis allée seule.

    Le commissaire se gratta la tête, puis le mollet gauche, car le fixe-chaussette lui causait une légère démangeaison compensée par la satisfaction  d'avoir en face de lui une belle jeune femme, dont la principale particularité était d'être jeune et belle.

    - Donc vous n'avez aucun alibi.

    - Non mais j'ai droit à un avocat.

    - Sémaphore, mettez Madame en garde à vue pendant 24 heures, dit-il à son adjoint. Je reviendrai la semaine prochaine pour l'interroger.

    - Ah non, vous ne pouvez pas faire çà, je suis innocente ! S'écria-t-elle.

    - Chef, mon nom c'est Nicéphore, pas Sémaphore ! S'écria l'adjoint.

    - Commencez pas à faire des histoires et mettez-moi çà en cellule. Ensuite vous irez enquêter auprès du voisinage.

    - Bien mon commissaire... heu, le voisinage de quoi ?

    - Ne discutez pas, je ne vais pas vous apprendre votre boulot ! Allez ouste, vous devriez déjà être parti !

    L'adjoint passa alors les menottes à la suspecte et sortit du bureau avec elle.

    - Ouf ! Fit alors le commissaire, en retirant ses fixe-chaussettes, qui décidément lui causaient bien du tracas.

    *

    *    *

    Deux semaines plus tard, le commissaire décida qu'il était temps de faire parler la suspecte. Il s'approcha de la cellule où la belle jeune femme était enfermée et s'aperçut alors qu'elle était beaucoup moins belle qu'auparavant.

    - Pourquoi êtes-vous dans cet état, lui demanda-t-il ?

    - Eh ben fà fait deux femaines que ve fuis en garde à vuf et que v'ai rien manvé. Ve crois que v'ai attrapé le fcorbut et v'ai perdu mes dents.

    - Nous verrons çà plus tard. Etes-vous décidée à avouer ?

    - Ben ve fais pas, est-fe que votre enquête a avanfé ?

    - A vrai dire non, car j'étais en vacances et mon adjoint avait d'autres chats à fouetter, car il fait partie d'une association de fouette-chats très active.

    Et pourquoi êtes-vous si mal coiffée aujourd'hui ? Et même pas maquillée. Vous vous laissez aller !

    - Fà fait deux femaines que ve fuis dans fette fellule et v'ai pas mes affaires de toilette. V'y fuis pour rien !

    - Votre avocat va arriver, essayez d'être un peu présentable ! Justement le voici !

    Bonjour Maître, voici votre cliente qui est notre suspecte numéro un.

    - Bonjour. Pourquoi est-elle si sale ?

    - Elle se laisse aller, j'ai remarqué çà ce matin.

    - C'est regrettable, elle a tout l'air d'une criminelle... de quoi est-elle soupçonnée ?

    - Figurez-vous qu'elle ne le sait pas elle-même, alors comment voulez-vous que je le sache !

    - Bien. Chère Madame, nous allons donc plaider coupable.

    - F'est pas vuste ! Ve fuis innofente !

    - Elle répète toujours la même chose, dit le commissaire. N'y faites pas attention Maître.

    L'avocat s'approcha du commissaire et lui dit en aparté dans l'oreille gauche : « ne pourrait-on pas passer la suspecte au kärcher ? Elle sent et cela fait mauvais effet au tribunal » Ce à quoi le commissaire répondit : « je n'entends rien de cette oreille. Pouvez-vous répéter dans mon oreille droite ? »

    - V'avoue tout ! S'écria soudain la jeune femme, qui reconnaissons-le, n'était plus très belle. V'ai un alibi !

    - Quoi ! S'écrièrent en cœur le commissaire et l'avocat. Pourquoi ne l'avez-vous pas dit avant ?

    - Parfe que fà me vênait de vous le dire... v'ai paffé toute la nuit du crime sous les 35 perfonnes de mon club d'éducafion fexuelle. V'ai donc 35 témoins.

    - Nous sommes donc forcés de la libérer, dirent en cœur l'avocat et le commissaire, tout en esquissant un entrechat de satisfaction pour le devoir accompli, ce qui fit plisser la chaussette gauche du commissaire, mal maintenue par le fixe-chaussette.

    - Chère Madame, vous êtes libre.

    - Oh merfi, merfi ! S'écria alors la jeune femme plus très belle mais très sale, en sautant au cou du commissaire. Ve favais que vous arriveriez à révoudre fette enquête ! Vous v'êtes le meilleur !

    *

    *    *

    Le ciel couchant se couchait en poudroyant dans les frondaisons frauduleuses et les petits oiseaux verdoyant dans les prés gazouillants.

    « Aïe ame eu pour long somme commissaire, qui rentait seul atome », chantonnait notre héros en anglais dont la silhouette élancée se découpait dans le cercle lumineux de la nuit tombante.

    (la silhouette de notre héros, pas celle de l’anglais).


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