• Vous connaissez les fabuleuses enquêtes du commissaire Nouaboire...

    Quand j'ai écrit celle-là, j'avais pas dû boire que du café... c'est du grand n'importe quoi, je le reconnais humblement...

     

    « Sauvons-nous, c’est une tapette ! » s’écria la mouche.

    Le commissaire Nouaboire, entendant ces mots, pensa dans son for intérieur et en aparté: « Encore une histoire de pédales qui créent des problèmes. Je me dois de résoudre cette affaire au plus vite ».

    Il enfourcha son vélo, auquel il manquait effectivement une pédale.

    Heureusement, la rue descendait, ce qui lui permit de prendre suffisamment d’élan pour percuter la voiture de Annabelle Miche, qui montait.

    « Veuillez m’excuser, madame », lui dit-il en rongeant son frein. « Mon vélo n’a plus de freins, car j’ai la mauvaise habitude de les ronger ».

    Tout en disant cela, il aperçut une tapette à mouche sur le siège conducteur et s’écria :

    « La tapette, c’est vous ! »

    « Mais vous m’insultez, Monsieur » lui dit-elle en lui collant une tarte.

    Car Annabelle Miche était une excellente pâtissière, réputée pour ses tartes.

    « Très bonne » ne put s’empêcher de remarquer le commissaire. « Pouvez-vous me dire si vous avez aperçu une pédale avec une tapette ? »

    « Non, car vous descendiez la rue alors que je montais »

    « Lesbienne descendue ? » lui répondit-il, avec un léger défaut de prononciation dû à la mastication.

    « Ciel, je suis refaite ! » s’exclama alors Annabelle.

    « Pourquoi ? La pédale c’est vous ? »

    « Non, moi, c’est la tapette »

    « Ah ? Et où est la pédale alors ? »

    « Je sais pas, moi je suis lesbienne ».

    « Vous êtes une fine mouche, lui dit-il ».

    « C’est justement pour çà que j’ai une tapette. Pour les mouches ».

    « Quelles mouches ? »

    « J’en ai une dans le dos, pouvez-vous me l’enlever ? » dit-elle en se dégrafant, ce qui fit tomber la pédale qu’elle cachait dans son corsage.

    « Annabelle Miche de mèche avec les mouches, je vous arrête pour vol de pédale».

     

    Quelle engeance, pensait le commissaire en s’éloignant dans le soleil couchant qui justement se couchait sur les champs de coquelicots coqueliquants, tout en fredonnant (le commissaire) « I ame pour lonesome commissaire qui are going at the maison », car il chantait toujours çà en anglais, mais très mal.


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  •  

    UNE NOUVELLE ENQUÊTE IMPORTANTE DU COMMISSAIRE NOUABOIRE

     - Toc-toc, fit la porte qui s'ouvrit en cédant le passage à une accorte jeune femme dont la silhouette était particulièrement féminine ce jour-là.

    - Bonjour madame, que désirez-vous ? S'enquit le commissaire Nouaboire.

    - Votre collègue le commissaire Noutatournée m'a dit que j'étais convoquée à votre bureau.

    - Très bien, asseyez-vous.

    - C'est-à-dire que, mon commissaire, y a pas de chaise dans votre bureau.

    - Ce n'est pas grave, asseyez-vous sur mes genoux pour cette fois. Et dites-moi ce qui vous amène.

    - Je sais pas, c'est vous qui m'avez convoquée.

    Le commissaire caressa pensivement l'arête du nez de la jeune femme, qu'elle avait particulièrement nasal ce jour-là.

    - Très bien, alors commençons l'enquête. Votre nom ?

    - Annabelle Hélabette, née Nuphar de mère inconnue et de père manganate.

    - Et où habitez-vous ?

    - Nans ba baison gez boi, bais bourriez-vous enlever vos doigts de bon dez ?

    - Excusez-moi, je suis toujours un peu nerveux au début d'une enquête. Vous vivez seule ?

    - Non, je vis avec mon fils Depütt et ma fille Dejoah, qui sont tous deux de père inconnu, car je n'ai jamais connu leur père et lui non plus.

    - Ve vois, et comment puis-ve vous v'être utile ? Répondit-il tout en lui mordillant l'oreille gauche qu'elle avait particulièrement auditive ce jour-là.

    - Je voudrais retrouver ma mère inconnue et arrêtez de me mordre l'oreille s'il vous plaît.

    Le commissaire s'excusa et demanda tout en glissant sa main dans le dos de la jeune femme pour lui caresser l'omoplate gauche qu'elle avait particulièrement osseuse ce jour-là :

    - Comment voulez-vous qu'on la retrouve si vous ne la connaissez pas ?

    - Je sais pas, c'est vous le commissaire et c'est quoi le truc que je sens frétiller là-dessous dans votre pantalon ?

    - Oh pardon c'est le micro de mon interphone que j'avais laissé dans ma poche... Allo ? Ah c'est vous commandant Desagesse ! Pouvez-vous venir, j'ai une mission pour vous ! Dit le commissaire dans le micro qu'il avait entre temps récupéré tout en glissant délicatement sa main sous la vareuse de la jeune femme afin de lui titiller délicatement le nombril qu'elle avait particulièrement ombilical ce jour-là.

    Le commandant Desagesse entra et s'assit par terre, dans la mesure où les genoux du commissaire étaient déjà pris.

    - Commandant, levez-vous et regardez par la fenêtre, il me semble avoir vu passer une inconnue il y a un instant ? Demanda-t-il

    - C'est exact mon commissaire, je la vois et elle est effectivement totalement inconnue.

    - Eh bien allez la chercher, qu'attendez-vous, nous allons l'interroger. Dit-il en glissant sa main sous la jupe de la jeune femme afin de lui caresser le genou droit, qu'elle avait particulièrement mou ce jour-là.

    Le commandant Desagesse sortit, pendant que le commissaire glissait sa main dans la culotte de la jeune femme, afin de vérifier l'élasticité de l'élastique qu'elle avait particulièrement caoutchouteux ce jour-là.

    Il revint quelques instants plus tard avec l'inconnue, qu'en effet personne ne connaissait.

    - Onvour adaheu, dit le commissaire occupé à dégrafer avec les dents le soutien-gorge de la jeune femme, afin de vérifier s'il pouvait être lavé en machine ou de préférence à la main à basse température. Asseyez-vous sur mon autre genou, afin qu'on puisse vous interroger.

    - Etes-vous mère ?

    - Pas pour l'instant, mais j'ai bien connu un père inconnu qui a eu une fille de mère inconnue. Serait-ce moi-même ? Dit-elle en glissant la main dans le pantalon du commissaire pour vérifier que le truc dur qu'elle avait senti était bien son pistolet.

    - Eh bien j'ai l'impression que nous avons résolu cette enquête ! S'écria joyeusement le commissaire en enlevant sa main droite du corsage de la jeune femme pour plonger la gauche dans celui de l'inconnue, afin de vérifier les subtiles différences entre les deux, particulièrement bien remplis ce jour-là.

    - Annabelle Hélabette, je vous présente votre mère inconnue ! N'est-ce pas une extraordinaire coïncidence ?

    - Maman ! S'écria alors la jeune femme en glissant la main dans le pantalon du commissaire où elle avait cru sentir un truc dur qui bougeait et qui était simplement la main de l'inconnue qui farfouillait à la recherche du pistolet.

    - Ma fille ! Répondit la mère inconnue en continuant à farfouiller dans le pantalon du commissaire qui avait l'air particulièrement satisfait ce jour-là. 

    - Encore une enquête résolue avec brio, se dit-il, tout en vérifiant dans le tiroir de son bureau que son pistolet y était bien rangé.

    Epilogue :

    La fière silhouette du commissaire Nouaboire se découpait dans le cercle rouge du soleil particulièrement couchant ce soir-là en chantonnant « Aïe amé poure long sommé cow-missaire qué rentré atomé » en anglais avec un léger accent espagnol, car il chantait toujours en anglais avec un léger accent espagnol.


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  • LA POULE EST-ELLE DANS LE POT ?

    La porte du bureau du commissaire Nouaboire s’ouvrit à la volée, sans s’envoler cependant. Un homme entra et dit :

    - Mon commissaire, ma poule a disparu.

    - Vous avez donc un poulailler ?

    - Non, c’est ma femme.

    - Votre femme a un poulailler ?

    - Non, c’est ma poule. J’appelle ma femme ma poule dans l’intimité.

    - Et comment s’appelle votre poule, pardon votre femme ?

    - Ma poule s’appelle Paule.

    - Donc vous avez perdu Paule, votre poule ?

    - Non j’ai perdu la poule du poulailler de Paule. J’en ai parlé à ma poulette, qui ne sait rien.

    - Votre poulette est donc la fille de votre poule ?

    - Non c’est Paulette, ma fille que j’appelle ma poulette dans l’intimité.

    - Donc, la poule du poulailler de Paule la mère de votre poulette Paulette aurait disparu ?

    - Oui, c’est mon poulet qui s’en est aperçu.

    - Vous avez aussi un poulet dans le poulailler de Paulette ?

    Non c’est mon fils Paul, que j’appelle mon poulet dans l’intimité.

    - Donc votre poulet Paul a découvert la disparition de la poule de votre poule Paule, mère de votre poulette Paulette?

    - Oui.

    - Avez-vous du pot ?

    - En général non, mais Paule possède un pot dans le poulailler de la poule et du poulet. Et puisque vous en parlez, mon commissaire, je m’aperçois qu’en effet j’ai découvert récemment une poule dans le pot, qui ressemblait à la poule de ma poule Paule, mère de ma poulette Paulette et de son frère Paul, mon poulet.

    - Eh bien cher monsieur, ne cherchez pas plus loin : la poule de Paule est dans le pot, c’est la poule-au-pot. 

    Le commissaire Nouaboire, héros incontesté des poulaillers, satisfait de la résolution imparable de cette enquête particulièrement poulaillère, rentrait chez lui sur son fier destrier dans le soleil couchant en fredonnant : «Aïe ame pour longsome commissaire rentrant chez lui atome », sans s’apercevoir que son chant malhabile faisait s’accumonceler de lourds nuages nuageux, présages d’un temps incertain pour un certain temps…

    FIN


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  • Résumé de l’épisode précédent : Monbidet, le cheval du commissaire Nouaboire, n’a toujours pas son permis de conduire. 

    « Zim boum boum Youlououloulououou boum boum »

    Les musiciens qui suivaient la calèche des mariés continuaient inlassablement leur jolie musique qui incitait Monbidet à suivre le cortège en tressautant dans le rythme. Mais les entrechats du cheval faisaient tomber régulièrement les lunettes de notre héros auxquelles les deux verres manquaient, ce qui nuisait grandement à leur efficacité.

    Le commissaire remarqua soudain que l’un des musiciens n’était pas vraiment dans le rythme. Car la musique faisait « Zim boum boum » alors que ce dernier en était à « Boum zim boum ».

    « C’est lui, j’en suis sûr, c’est notre fugitif qui fugite en se faisant passer pour un musicien ! Il faut agir ! Agissons-donc ! » se dit-il en éperonnant Monbidet qui détestait çà et se cabra en désarçonnant son cavalier. Le vol plané du commissaire se termina dans la grosse caisse d’où sortaient les « Boum boum », ce qui réduisit instantanément la musique à « Zim youloulououou ».

    Les mariés, intrigués, firent alors ralentir la calèche. Le musicien de tête ne s’y attendant pas percuta celle-ci tête la première en avalant son pipeau, ce qui eut pour effet de supprimer les « zim » de la musique qui se trouva réduite aux « youloulououou ». Mais l’arrêt brutal du cortège ayant également surpris les chanteuses des « Youloulououou », celles-ci dans leur élan marchèrent sur les pieds des musiciens qui les précédaient, ce qui produisit des « Ouille ouille ouille » qui gâchaient nettement la chanson en cours. L’une des chanteuse perdit alors l’équilibre et tomba sur le musicien qui venait juste d’arriver à récupérer le pipeau qu’il avait avalé. Sous le choc, ce dernier lâcha le pipeau qui se prit dans une des roues de la calèche.

    « Oh, la roue pète ! » pensa le commissaire qui avait du mal à s’extirper de la grosse caisse, d’autant plus que le musicien continuait à taper dessus sans s’apercevoir qu’il tapait en réalité sur la tête de notre ami, ce qui lui fit perdre la branche gauche de la monture de ses lunettes.

    La roue péta en effet. La calèche pencha soudain d’un côté et projeta ses nombreux occupants sur le sol. La mariée tomba sur le commissaire qui venait juste de sortir de la grosse caisse et son voile s’accrocha dans la branche droite des lunettes de notre ami. C’est alors qu’à la stupéfaction générale la barbe de la mariée apparut. Car c’était bel et bien le fugitif que recherchaient la DGSE, la CIA et la SNCF !

    « Encore une affaire rondement menée » pensa le commissaire en passant les menottes à la fausse mariée.

    « Hi-han » pensa le cheval, qui avait beaucoup de mal à penser autre chose ces derniers temps. 

    « Aïe ame pour long somme commissaire zim boum boum » chantonnait notre vaillant héros dans le soleil couchant à l’horizon jaune du long retour atome…

    FIN (ouf !)


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  • Résumé de l’épisode précédent : le commissaire Nouaboire a cassé le côté gauche de ses lunettes de soleil. 

    « Pardon mon jeune ami, pouvez-vous m’indiquer le bureau de poste le plus proche ? » demanda le commissaire à un jeune ami qui passait par-là.

    « Douni-moi un stylo » répondit le jeune ami. Ce qui intrigua notre héros au plus haut point, car il avait justement en poche un stylo offert par le Service de Renseignements Généraux pour le cas où il serait contraint d’écrire quelque chose en rapport avec l’enquête en cours. Mais écrire quoi ?

    - Tat ize te kouechtion, pensa notre commissaire qui parlait anglais avec peu de succès à ses moments perdus.

    - Hi-han,  pensa également Monbidet, qui pensait toujours çà à ses moments perdus.

    Car l’enquête avançait à petits pas et notre vaillant commissaire ne comprenait toujours pas ce qu’il faisait au centre-ville de Meknès, très jolie ville par ailleurs, avec ses remparts, ses rues et ses trucs intéressants.

    Un quart d’heure plus tard, après avoir habilement négocié l’adresse du bureau de poste contre un stylo, un bonbon et un dirham, notre ami envoyait le message suivant à ses supérieurs hiérarchiques ;

    « Pouvez-vous-stop-m’indiquer-stop-la marche à suivre-stop-merci-bisous-stop ».

    La réponse arriva instantanément : « suivez la marche nuptiale ».

    - Qu’entendent-ils par là ? Se dit-il intrigué, alors que dans la rue un bruit étrange se faisait entendre : « Zim boum boum Youlouououlouououlouou boum boum ! ».

    Dehors, il découvrit  un étrange cortège composé d’une calèche remplie de monde, suivie de musiciens tambours battants et chanteurs chantants.

    - Tiens, un mariage, se dit-il discrètement in petto… un mariage ? La marche nuptiale ? C’est çà ! Le bandit est là ! Oui ! Je le sais ! J’ai tout compris ! çà y est ! Voilà ! Chauffeur suivez cette calèche, dit-il alors à Monbidet.

    - Hi-han répondit le cheval, étonné d’être pris pour un chauffeur alors qu’il n’avait même pas son permis. 

    Le cheval du commissaire aura-t-il un jour son permis de conduire ? Vous le saurez peut-être dans le prochain épisode de cette angoissante enquête.


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