• Blog de lesscorpionsdeouarzazate :Les Scorpions de Ouarzazate, TRES VAGUE ENQUÊTE GALACTIQUE

    3ème épisode

     

    Résumé de l’épisode précédent :

    - Hi-han, fit le cheval.

     

    Les ruades incontrôlées de Adadasurmonbidet, le fidèle cheval du commissaire Nouaboire, héros intergalactique incontesté (le commissaire)… (oui, c’est le commissaire le héros, pas le cheval).

    Donc, les ruades du cheval agissaient sur la stabilité du LEM, qui se rapprochait peu à peu de la surface lunaire.

    Il arriva donc peu à peu à toute allure et s’enfonça sous le cirque montagneux de gauche dans une grande gerbe de poussière du plus bel effet, glissa sous lune pendant un temps certain et finit par s’arrêter sur les contreforts du cirque montagneux de droite.

    - Kof kof, fit alors le commissaire, non pas en hommage à un dessinateur bien connu sur le blog, mais suite à une quinte de toux due à la poussière entrant par une fuite dans le tuyau bivalvulaire de son casque.

    - Il faut absolument que je remette un peu d’ordre afin de pouvoir terminer mon enquête, se dit-il alors, tout en remettant un peu d’ordre afin de pouvoir terminer son enquête.

    Il remit donc le tuyau dans le trou prévu à cet effet, boucha soigneusement les trous de la combinaison du cheval avec deux rustines galactiques et redressa le LEM en le maintenant grâce à la hampe du drapeau.

    Il récupéra la pompe à air dans la boîte à outils, regonfla sa réserve d’air et celle du cheval, puis il regarda autour de lui.

    Son casque s’étant arrêté de tourner à mi-course, lui permettait une vue détaillée du mi-paysage de droite. Le côté gauche lui permettait quant à lui, de vérifier si l’intérieur de son casque était toujours à l’intérieur.

    Et ce qu’il vit (du côté droit), l’inquiéta au plus haut point.

    Le cheval, parti brouter un peu plus loin le fond de son casque, venait de découvrir un objet étonnant, au point de lui arracher un « hi-han ?» interrogatif.

     

    Notre héros s’approcha alors de sa monture et vit l’objet.

    - Une fourchette ! J’en étais sûr ! s’écria-t-il en bondissant de joie, ce qui le propulsa immédiatement au sommet du LEM où il resta suspendu à l’antenne radio par l’une des excroissances de son scaphandre.

    - Drelin, drelin,  fit alors la radio à l’intérieur du LEM. Allo ici la terre, me recevez-vous commissaire ?

    Notre ami se débattait pour se libérer et finit par arracher l’antenne, ce qui lui permit de tomber par terre. Pardon, par lune.

    Il entra vivement dans l’habitacle afin de répondre, mais n’entendit qu’un zonzonnement continu de mauvais augure. S’apercevant alors qu’il avait l’antenne de la radio dans sa main, il prit son élan et sauta sur le sommet du LEM dans l’intention de la remettre à sa place.

    Mais ayant mal calculé son élan, il passa par-dessus le véhicule spatial et atterrit sur le dos de son cheval, qui partit immédiatement au grand galop. 

    - Mais où courrons-nous  ainsi, se demanda alors le commissaire ?

    - Je vais réfléchir à çà et je te le dirai dans le prochain épisode, lui répondis-je.


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  • Blog de lesscorpionsdeouarzazate :Les Scorpions de Ouarzazate, SUITE DE L'ENQUETE COSMIQUE IMPORTANTE

    Episode II

     

    Nous avons laissé notre héros le commissaire Nouaboire sur la Lune, enroulé autour du drapeau américain, le nez dans son casque retourné, son fidèle destrier Adadasurmonbidet tressautant irrégulièrement sur son dos au rythme de l’air s’échappant par saccades de son scaphandre récemment éperonné par le sus-dit commissaire.

     

    Nous en étions restés à nous demander comment il allait se sortir d’une telle situation. En fait, çà m’arrangeait assez que le premier épisode se termine, car je n’avais pas la moindre idée de ce que notre bien-aimé commissaire foutait sur la Lune avec son cheval…

     

    Mais nous n’allons pas le laisser ainsi, d’autant que l’air qui continuait à s’échapper du scaphandre du cheval entrait par l’un des nombreux tuyaux de la combinaison du commissaire et commençait à la faire gonfler de façon inquiétante.

    Notre ami ne se rendait compte de rien pour le moment, car il ne voyait que l’intérieur de son casque, ce qui n’était pas pratique avouons-le, pour avoir une idée générale de son environnement.

    Heureusement pour lui, lors d’une des rotations rapides du cheval, une des pattes antérieures accrocha le capuchon d’une valve située sur le côté du casque du commissaire, qui se mit à tourner rapidement (le casque, pas le commissaire), ce qui lui permit (au commissaire) de voir alternativement le fond de son casque et le paysage environnant.

    Cependant, le tuyau d’arrivée d’air commença à s’enrouler autour du cou de notre héros et de le rapprocher de la tête du cheval, qui continuait à tourbillonner autour du drapeau.

    Soudain, la hampe du drapeau sortit de son logement et libéra brutalement l’ensemble de l’équipage cheval-commissaire-drapeau qui, propulsé avec force se retrouva encastré dans l’écoutille du LEM, qui bascula sur le côté sous l’impact.

    Le mât du drapeau, en pénétrant dans l’étroit habitacle, percuta le bouton de mise en marche des moteurs et le LEM démarra en trombe en raclant le sol.

    Fort heureusement, les pattes du cheval étant restées à l’extérieur, celui-ci eut le réflexe de donner quelques ruades qui permirent à l’ensemble de faire des bons désordonnés, qui l’éloignèrent du sol et de ses dangereuses aspérités. 

    Profitant alors d’une accalmie due au fait que l’air s’échappant du scaphandre du cheval entrait dans le LEM dans le sens inverse de la rotation initiale, le commissaire réfléchit alors.

    - Je pense que nous allons attendre le troisième épisode, se dit-il.

    - Je suis d’accord, répondis-je.

    - Hi-han, fit le cheval.


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  • Blog de lesscorpionsdeouarzazate :Les Scorpions de Ouarzazate, HISTOIRE POLICIERE COSMIQUE

    Le LEM tomba des nues et se posa dans la mer du même nom.

    Adadasurmonbidet, le cheval du commissaire Nouaboire, sortit le premier et s’envola d’une ruade, pour alunir quelques centaines de mètres plus loin, les quatre fers en l’air.

    - Hi-han, fit-il alors, ce qui en cheval signifie «hi-han ».

    - Au lieu de faire l’andouille, viens donc ici, nous avons une énigme spatiale à résoudre, dit alors le commissaire en se prenant les pieds dans les divers tuyaux qui sortaient de son scaphandre et en trébuchant sur le pied du LEM, ce qui le propulsa (le commissaire) à califourchon sur le ventre du cheval qui, comme nous l’avons vu précédemment, était présentement à l’envers.

    - Allons-y, ne perdons pas de temps, dit-il en éperonnant sa monture, ce qui eut pour effet de percer les flancs de son scaphandre (celui du cheval). L’air s’en échappant alors fit l’effet d’un réacteur et l’ensemble cheval-commissaire se retrouva très rapidement en orbite lunaire tourbillonnante.

     

    - Profitons de cette haute situation pour vérifier divers points nécessaires à la bonne marche de notre enquête, se dit alors notre héros, en observant attentivement le sol lunaire chaque fois que la rotation rapide et désordonnée de sa monture le lui permettait.

    Le drapeau américain flottait effectivement au sommet du cirque montagneux de gauche, alors qu’il avait soigneusement été planté dans celui de droite.

    - C’est louche, il faut aller voir çà de près, dit-il alors au cheval, qui répondit « hi-han » suivant une habitude qui avait fait ses preuves.

    En mettant ses doigts alternativement dans les trous occasionnés par les éperons dans la combinaison spatiale du cheval, il arriva alors à guider le tout et à se rapprocher rapidement du sol et à ricocher sur le sommet.

    Fort heureusement, un des nombreux tuyaux et protubérances de l’équipage s’accrocha au drapeau, ce qui permit à l’ensemble de s’arrêter peu à peu, le cheval cette fois remis dans le bon sens, sur le dos du commissaire.

    Ce dernier tournoyait à la vitesse de l’air qui s’échappait d’une durite débranchée lors du contact avec le sol. Le cheval sur son dos ralentissait la rotation, d’autant que la durite s’étant enroulée autour du mât du drapeau, le cercle de rotation se réduisait à chaque tour, jusqu’à arrêt complet le nez dans le drapeau. 

    - Ne n’y bois blus rienn, s’inquiéta notre héros, avant de se rendre compte que le casque de son scaphandre s’était retourné, ce qui lui permettait uniquement une vision globale de l’intérieur de celui-ci.

     

    Comment notre commissaire va-t-il se sortir d’une telle situation ? Vous le saurez dans le prochain épisode, sinon vous allez me dire que c’est trop long à lire.


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  • Résumé de l’épisode précédent : Monbidet, le cheval du commissaire Nouaboire, n’a toujours pas son permis de conduire. 

    « Zim boum boum Youlououloulououou boum boum »

    Les musiciens qui suivaient la calèche des mariés continuaient inlassablement leur jolie musique qui incitait Monbidet à suivre le cortège en tressautant dans le rythme. Mais les entrechats du cheval faisaient tomber régulièrement les lunettes de notre héros auxquelles les deux verres manquaient, ce qui nuisait grandement à leur efficacité.

    Le commissaire remarqua soudain que l’un des musiciens n’était pas vraiment dans le rythme. Car la musique faisait « Zim boum boum » alors que ce dernier en était à « Boum zim boum ».

    « C’est lui, j’en suis sûr, c’est notre fugitif qui fugite en se faisant passer pour un musicien ! Il faut agir ! Agissons-donc ! » se dit-il en éperonnant Monbidet qui détestait çà et se cabra en désarçonnant son cavalier. Le vol plané du commissaire se termina dans la grosse caisse d’où sortaient les « Boum boum », ce qui réduisit instantanément la musique à « Zim youloulououou ».

    Les mariés, intrigués, firent alors ralentir la calèche. Le musicien de tête ne s’y attendant pas percuta celle-ci tête la première en avalant son pipeau, ce qui eut pour effet de supprimer les « zim » de la musique qui se trouva réduite aux « youloulououou ». Mais l’arrêt brutal du cortège ayant également surpris les chanteuses des « Youloulououou », celles-ci dans leur élan marchèrent sur les pieds des musiciens qui les précédaient, ce qui produisit des « Ouille ouille ouille » qui gâchaient nettement la chanson en cours. L’une des chanteuse perdit alors l’équilibre et tomba sur le musicien qui venait juste d’arriver à récupérer le pipeau qu’il avait avalé. Sous le choc, ce dernier lâcha le pipeau qui se prit dans une des roues de la calèche.

    « Oh, la roue pète ! » pensa le commissaire qui avait du mal à s’extirper de la grosse caisse, d’autant plus que le musicien continuait à taper dessus sans s’apercevoir qu’il tapait en réalité sur la tête de notre ami, ce qui lui fit perdre la branche gauche de la monture de ses lunettes.

    La roue péta en effet. La calèche pencha soudain d’un côté et projeta ses nombreux occupants sur le sol. La mariée tomba sur le commissaire qui venait juste de sortir de la grosse caisse et son voile s’accrocha dans la branche droite des lunettes de notre ami. C’est alors qu’à la stupéfaction générale la barbe de la mariée apparut. Car c’était bel et bien le fugitif que recherchaient la DGSE, la CIA et la SNCF !

    « Encore une affaire rondement menée » pensa le commissaire en passant les menottes à la fausse mariée.

    « Hi-han » pensa le cheval, qui avait beaucoup de mal à penser autre chose ces derniers temps. 

    « Aïe ame pour long somme commissaire zim boum boum » chantonnait notre vaillant héros dans le soleil couchant à l’horizon jaune du long retour atome…

    FIN (ouf !)


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  • Résumé de l’épisode précédent : le commissaire Nouaboire a cassé le côté gauche de ses lunettes de soleil. 

    « Pardon mon jeune ami, pouvez-vous m’indiquer le bureau de poste le plus proche ? » demanda le commissaire à un jeune ami qui passait par-là.

    « Douni-moi un stylo » répondit le jeune ami. Ce qui intrigua notre héros au plus haut point, car il avait justement en poche un stylo offert par le Service de Renseignements Généraux pour le cas où il serait contraint d’écrire quelque chose en rapport avec l’enquête en cours. Mais écrire quoi ?

    - Tat ize te kouechtion, pensa notre commissaire qui parlait anglais avec peu de succès à ses moments perdus.

    - Hi-han,  pensa également Monbidet, qui pensait toujours çà à ses moments perdus.

    Car l’enquête avançait à petits pas et notre vaillant commissaire ne comprenait toujours pas ce qu’il faisait au centre-ville de Meknès, très jolie ville par ailleurs, avec ses remparts, ses rues et ses trucs intéressants.

    Un quart d’heure plus tard, après avoir habilement négocié l’adresse du bureau de poste contre un stylo, un bonbon et un dirham, notre ami envoyait le message suivant à ses supérieurs hiérarchiques ;

    « Pouvez-vous-stop-m’indiquer-stop-la marche à suivre-stop-merci-bisous-stop ».

    La réponse arriva instantanément : « suivez la marche nuptiale ».

    - Qu’entendent-ils par là ? Se dit-il intrigué, alors que dans la rue un bruit étrange se faisait entendre : « Zim boum boum Youlouououlouououlouou boum boum ! ».

    Dehors, il découvrit  un étrange cortège composé d’une calèche remplie de monde, suivie de musiciens tambours battants et chanteurs chantants.

    - Tiens, un mariage, se dit-il discrètement in petto… un mariage ? La marche nuptiale ? C’est çà ! Le bandit est là ! Oui ! Je le sais ! J’ai tout compris ! çà y est ! Voilà ! Chauffeur suivez cette calèche, dit-il alors à Monbidet.

    - Hi-han répondit le cheval, étonné d’être pris pour un chauffeur alors qu’il n’avait même pas son permis. 

    Le cheval du commissaire aura-t-il un jour son permis de conduire ? Vous le saurez peut-être dans le prochain épisode de cette angoissante enquête.


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