• Résumé : si vous n’avez pas lu le début, c’est même pas la peine de lire la suite, car les Voies de Dieu sont impénétrables. Amen.

     Le père Manganate remonta dans les étages afin de faire patienter Dieu pendant son entretien avec le commissaire Nouaboire. Mais il se trompa à nouveau d’étage et entra par inadvertance et par la porte dans la chambrette de la Vierge Marie, fort occupée à des activités peu avouables avec le Saint Esprit.

    - Ciel mon curé ! S’écria-t-elle. Pardonnez-moi mon père si j’ai pêché, mais aussi c’est çui-là qui arrête pas de me faire des avances, et vous savez ce que c’est, la chair est faible et tout çà.

    - Ma Rie, pardon, ma Mère… ma Sœur, ou quel que soit votre niveau familial, ce n’est pas vous que je venais voir, mais votre beau-père Dieu.

    - Ah bon, c’est l’étage au-dessus. Merci de refermer la porte en sortant.

    Notre vaillant curé s’empressa donc de monter d’un étage et se retrouva face à Dieu, qui commençait à s’impatienter, car il avait du mal à ajuster sa cravate pour la fête organisée par l’ange Gabriel (voir l’épisode précédent) et il tenait à être présentable devant la belle Junon, qui était invitée ce soir-là.

    - Mon Dieu, si c’était un effet de Votre bonté, pouvez-vous patienter jusqu’au prochain épisode, car… mais … mais… zut alors, voici que nous nous trouvons déjà dans le prochain épisode qui est en fait celui-ci. Je redescend donc voir le commissaire Nouaboire, s’il vous plaît ne bougez pas, amen.

    - D’accord mais dépêchez-vous mon père. Pardon, mon fils, car je n’ai pas de père, étant né de Dieu inconnu et j’ai pas que çà à faire, allez louia, mais faites vite.

    Notre père Manganate – qui en fait n’est pas du tout mon père – car j’ai bien connu le mien, redescendit vers le bureau du commissaire Nouaboire, celui à qui on ne fait pas croire que les poules ont des dents, dans l’intention de lui expliquer quels étaient les griefs retenus contre Dieu, en ce jour divin où la pente Côte descendait plus vite que l’Ascension ne montait… 

    Les histoires divines pouvant durer plusieurs millénaires, il est plus sage d’attendre le prochain épisode afin de ne pas lasser le lecteur.


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  • Histoire de repartir dans le blog d'un bon pied après ma petite pause, voici une enquête particulièrement angoissante du célèbre commissaire Nouaboire, celui à qui on ne la fait pas. J'en frémis encore...

     

    Le curé entra dans le commissariat et fit le signe de croix après avoir trempé ses doigts dans l’encrier du capitaine Tontaine, second du célèbre commissaire Nouaboire.

    - Vous avez une tâche là, lui dit le capitaine.

    - Où çà ? Là ?

    - Non là, sur le front, les épaules et le nombril. On dirait que c’est de l’encre.

    - C’est normal, Dieu m’a puni.

    - Ah ! Cette affaire a l’air sérieuse, il vaut mieux aller voir directement le commissaire. Montez l’escalier jusqu’au quatrième étage, tournez à droite et c’est la quatorzième porte à gauche avant l’ascenseur.

    Le curé s’empressa d’obéir, se trompa d’étage, se trompa de couloir, se trompa de porte et finit par se retrouver directement devant Dieu.

    - Mon Dieu, c’est vous ? Lui dit-il intrigué par cette coïncidence, dans la mesure où il venait justement pour parler de Lui au commissaire. « Attendez-moi là je Vous prie, je fais juste un saut chez le commissaire et je reviens ».

    -Alléluia, répondit Dieu, mais ne tardez pas trop car je suis invité à la sauterie de l’ange Gabriel, organisée pour l’Ascension sur son toit auquel il manquait une tuile.

    Manganate – c’était le nom du curé – redescendit rapidement à l’étage nécessaire et finit par rencontrer l’incommensurable commissaire Nouaboire, celui à qui on ne la fait pas.

    - Que désirez-vous mon père ? Dit le commissaire en voyant entrer le frère. Car on peut imaginer que le curé étant fils de Dieu, peut également être le frère des Sœurs, elles-mêmes filles de leur Mère appelée Ma Sœur.

    - Bonjour mon commissaire, j’ai quelques problèmes avec Dieu en ce moment.

    - Qu’a-t-il encore fait celui-là ?

    - Chaque fois que je vais quelque part, je le rencontre et il me fait des reproches, comme quoi je suis pas assez pieux, que je mange trop de Caprice des Dieux et que je préfère le camembert Le Bon Moine à celui de Rhône-Poulenc, fabriqué en Chine sous licence saoudienne.

    - Cette affaire me semble louche. Pouvez-vous demander à Dieu de patienter jusqu’au prochain épisode, car celui-ci risque d’être trop long pour mes lecteurs ? 

    Le père Manganate saura-t-il faire patienter Dieu jusqu’au prochain épisode ? Nous le saurons au prochain épisode.


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  • Voilà longtemps que j'vous ai pas infligé une angoissante enquête du commissaire Nouaboire, celui à qui on ne la fait pas. Celle-ci est tellement palpitante que j'en palpite encore, c'est vous dire !...

     

    « Bonjour mon commissaire, je suis marrie.

    - Bonjour Monsieur.

    - Non, moi c’est Madame, je m’appelle Marie.

    - Pardonnez-moi, j’ai cru que c’était votre mari, Marie.

    - Mon mari a été ravi et moi Marie, j’en suis marrie.

    - Donc c’est bien vous le mari ?

    - Non, mon mari m’a été ravi par le ravin.

    - Donc le ravin lui plaît ?

    - J’ignore si le ravin le ravit, mais il a été ravi par la ravine.

    - Avait-il bu du vin ?

    - Je ne l’ai pas vu aviné dans le ravin qu’il tentait de gravir en vain.

    - Si je résume l’affaire, votre mari Marie, marri et non aviné a été ravi par la ravine qu’il gravissait en vain ?

    - Voilà. Quel est votre avis ?

    - Mon avis sur le ravin ?

    - Non sur mon mari ravi.

    - S’il est ravi, il est heureux.

    - S’il est heureux, je vais revoir le ravin où vit mon mari ravi par la ravine qu’il gravit en vain, vous m’en voyez ravie.

    - Alors Marie, ne soyez plus marrie, je viens voir votre mari dans le ravin, vous ne serez pas venue en vain, j’irai dans vingt minutes avec du vin pour le ravir enfin.

    Y a-t-il de l’eau dans le ravin ?

    - Le vin avec de l’eau vous ravit donc, mon commissaire ?

    - Non, c’est pour le bain, Marie…

     

    Ohlala, c’est une enquête çà ?... bon moi j’vais boire un chti pastaga…


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  • Allez, encore une petite histoire avant de repartir en voyage quelque part...

     

    Le commissaire Nouaboire entra dans l’officine et dit à la cantonade (la cantonade était le nom de la jeune femme gracieuse et mutine qui se faisait les ongles derrière le comptoir tout en téléphonant à une copine de l’autre main) :

    - Bonjour madame, je viens pour l’enquête.

    - ………….. répondit-elle, écoutant son téléphone d’une oreille attentive, tout en se repoudrant de l’autre.

    - Donc voilà, veuillez m’excuser de vous déranger, je me présente je suis commissaire de police et je viens pour l’enquête, s’il vous plaît madame, merci d’avance de votre obligeance, sans vouloir vous brusquer.

    - Ouaiiiiiiis, c’est l’enquête de quoi donc t’est-ce que vous voulez ?

    - En fait je quête pour une enquête. C’est moi qui quête.

    - Laissez votre quiquette où elle est, ou j’appelle la police.

    - Mais c’est moi qui quête avec la police !

    - Même si elle a la peau lisse, j’veux pas la voir, non mais espèce de vieux dégoûtant !

    - Ne vous méprenez pas, chère madame, je me contenterai d’enquêter sur les parties que vous voudrez bien me dévoiler.

    - Et pis quoi encore, y veut que j’dévoile mes parties maintenant ?

    - Je n’ai aucun parti pris, mais je peux vous faire voir une partie de la quête sur laquelle j’enquête en partie.

    - Alors partez, ou je pars de ce pas en quête d’un enquêteur quêtant les enquiquineurs à quiquettes !

    - Pourtant, quelle belle quête que quiconque qui quête aimerait rencontrer…

    - Cette quête m’inquiète, parce que la qualité dont vous la qualifiez manque un peu de clarté.

    - Madame, quittons cette querelle qui n’est quasiment qu’un quelconque quiproquo et qui quintuple quelquefois les questions de l’enquête.

    - Mais qu’est-ce que cette quête ?

    - Mon enquête sur un quidam sans dame qui dama le pion à qui quêta.

    - Ah, ce quidam-là, donc ! La police l’a cueilli à l’accueil. Il portait sa pelisse et voulait une police… une simple assurance.

    - Donc, si vous m’assurez avec tant d’assurance que l’enquête de police est une police d’assurance, je vous assure que je clos la quête illico.

     

    Fin de l’enquête.


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  • Pour vous remercier de votre assiduité assidue,de vos visitations visitables et de vos commentaires commentarisés et régulièrement réguliers, voici une histoire d'une finesse extrême, que vous allez certainement apprécier à sa juste valeur (du moins pour ceusses qui l'ont pas encore lue).

     

    AU THEATRE CE SOIR 

    Opus çà pue en 1 scène-1 acte 

    La scène se passe au salon, où pépé, mémé, tata et Pépette devisent gaiement en buvant le thé.

     

    Pépette :

    - Mais… mais, mémé, y a pépé qu’a pété, je sens toujours quand pépé pète ! T’as senti péter pépé mémé ?

    Mémé :

    - Non Pépette, pépé pète pas au thé. Hein pépé, t’as pas pété ?

    Pépé :

    - …le bébé ?

    Mémé :

    - Pas le bébé pépé, le pet ; Pépette dit que t’as pété, pépé. T’as pété ?

    Pépé :

    - …le bébé a tété ?

    Mémé :

    - Mais non pépé, pas le bébé qui tête, le pépé qui pète ! T’as pété ou t’as pas pété au thé ?

    Tata :

    - L’est sourd comme un pot le pépé qui pète. Mais Pépette et mémé, j’crois qu’pépé a pas pété.

    Pépette :

    - Alors si c’est pas pépé, c’est toi tata qui pète au thé ?

    Tata :

    - Taratata, ôtes-toi cette idée Pépette, ta tata pète pas au thé. Si ta tata pétait au thé, çà s'rait pas pépé qui pète. J’crois qu’c’est toi qui pètes Pépette et qui dit qu’pépé pète.

    Pépette :

    - Mais… mémé t’entends tata qui dit que j’pète ? Et voilà, pépé pète et on dit qu’c’est Pépette qui pète ! Mais mémé, Pépette pète pas au thé, elle le boit !

    Pépé :

    - … il aboie ?

    Mémé:

    - Il aboie pas pépé c’est toi qui bois et qui pète, alors bois ton thé et arrête de péter. Y a tata qui croit qu’Pépette pète et Pépette qui croit qu’c’est tata ; j’sais plus qui pète et qui pète pas pépé…

    Pépé :

    - … scusez-moi, j’vais aux vécés ; faudrait qu’je pète, mais pas au thé.

     

    FIN

    *Note de l’éditeur : ce texte d’une finesse extrême mériterait d’être porté à l’écran.


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