• Voilà longtemps que j'vous ai pas infligé une angoissante enquête du commissaire Nouaboire, celui à qui on ne la fait pas. Celle-ci est tellement palpitante que j'en palpite encore, c'est vous dire !...

     

    « Bonjour mon commissaire, je suis marrie.

    - Bonjour Monsieur.

    - Non, moi c’est Madame, je m’appelle Marie.

    - Pardonnez-moi, j’ai cru que c’était votre mari, Marie.

    - Mon mari a été ravi et moi Marie, j’en suis marrie.

    - Donc c’est bien vous le mari ?

    - Non, mon mari m’a été ravi par le ravin.

    - Donc le ravin lui plaît ?

    - J’ignore si le ravin le ravit, mais il a été ravi par la ravine.

    - Avait-il bu du vin ?

    - Je ne l’ai pas vu aviné dans le ravin qu’il tentait de gravir en vain.

    - Si je résume l’affaire, votre mari Marie, marri et non aviné a été ravi par la ravine qu’il gravissait en vain ?

    - Voilà. Quel est votre avis ?

    - Mon avis sur le ravin ?

    - Non sur mon mari ravi.

    - S’il est ravi, il est heureux.

    - S’il est heureux, je vais revoir le ravin où vit mon mari ravi par la ravine qu’il gravit en vain, vous m’en voyez ravie.

    - Alors Marie, ne soyez plus marrie, je viens voir votre mari dans le ravin, vous ne serez pas venue en vain, j’irai dans vingt minutes avec du vin pour le ravir enfin.

    Y a-t-il de l’eau dans le ravin ?

    - Le vin avec de l’eau vous ravit donc, mon commissaire ?

    - Non, c’est pour le bain, Marie…

     

    Ohlala, c’est une enquête çà ?... bon moi j’vais boire un chti pastaga…


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  • Allez, encore une petite histoire avant de repartir en voyage quelque part...

     

    Le commissaire Nouaboire entra dans l’officine et dit à la cantonade (la cantonade était le nom de la jeune femme gracieuse et mutine qui se faisait les ongles derrière le comptoir tout en téléphonant à une copine de l’autre main) :

    - Bonjour madame, je viens pour l’enquête.

    - ………….. répondit-elle, écoutant son téléphone d’une oreille attentive, tout en se repoudrant de l’autre.

    - Donc voilà, veuillez m’excuser de vous déranger, je me présente je suis commissaire de police et je viens pour l’enquête, s’il vous plaît madame, merci d’avance de votre obligeance, sans vouloir vous brusquer.

    - Ouaiiiiiiis, c’est l’enquête de quoi donc t’est-ce que vous voulez ?

    - En fait je quête pour une enquête. C’est moi qui quête.

    - Laissez votre quiquette où elle est, ou j’appelle la police.

    - Mais c’est moi qui quête avec la police !

    - Même si elle a la peau lisse, j’veux pas la voir, non mais espèce de vieux dégoûtant !

    - Ne vous méprenez pas, chère madame, je me contenterai d’enquêter sur les parties que vous voudrez bien me dévoiler.

    - Et pis quoi encore, y veut que j’dévoile mes parties maintenant ?

    - Je n’ai aucun parti pris, mais je peux vous faire voir une partie de la quête sur laquelle j’enquête en partie.

    - Alors partez, ou je pars de ce pas en quête d’un enquêteur quêtant les enquiquineurs à quiquettes !

    - Pourtant, quelle belle quête que quiconque qui quête aimerait rencontrer…

    - Cette quête m’inquiète, parce que la qualité dont vous la qualifiez manque un peu de clarté.

    - Madame, quittons cette querelle qui n’est quasiment qu’un quelconque quiproquo et qui quintuple quelquefois les questions de l’enquête.

    - Mais qu’est-ce que cette quête ?

    - Mon enquête sur un quidam sans dame qui dama le pion à qui quêta.

    - Ah, ce quidam-là, donc ! La police l’a cueilli à l’accueil. Il portait sa pelisse et voulait une police… une simple assurance.

    - Donc, si vous m’assurez avec tant d’assurance que l’enquête de police est une police d’assurance, je vous assure que je clos la quête illico.

     

    Fin de l’enquête.


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  • Pour vous remercier de votre assiduité assidue,de vos visitations visitables et de vos commentaires commentarisés et régulièrement réguliers, voici une histoire d'une finesse extrême, que vous allez certainement apprécier à sa juste valeur (du moins pour ceusses qui l'ont pas encore lue).

     

    AU THEATRE CE SOIR 

    Opus çà pue en 1 scène-1 acte 

    La scène se passe au salon, où pépé, mémé, tata et Pépette devisent gaiement en buvant le thé.

     

    Pépette :

    - Mais… mais, mémé, y a pépé qu’a pété, je sens toujours quand pépé pète ! T’as senti péter pépé mémé ?

    Mémé :

    - Non Pépette, pépé pète pas au thé. Hein pépé, t’as pas pété ?

    Pépé :

    - …le bébé ?

    Mémé :

    - Pas le bébé pépé, le pet ; Pépette dit que t’as pété, pépé. T’as pété ?

    Pépé :

    - …le bébé a tété ?

    Mémé :

    - Mais non pépé, pas le bébé qui tête, le pépé qui pète ! T’as pété ou t’as pas pété au thé ?

    Tata :

    - L’est sourd comme un pot le pépé qui pète. Mais Pépette et mémé, j’crois qu’pépé a pas pété.

    Pépette :

    - Alors si c’est pas pépé, c’est toi tata qui pète au thé ?

    Tata :

    - Taratata, ôtes-toi cette idée Pépette, ta tata pète pas au thé. Si ta tata pétait au thé, çà s'rait pas pépé qui pète. J’crois qu’c’est toi qui pètes Pépette et qui dit qu’pépé pète.

    Pépette :

    - Mais… mémé t’entends tata qui dit que j’pète ? Et voilà, pépé pète et on dit qu’c’est Pépette qui pète ! Mais mémé, Pépette pète pas au thé, elle le boit !

    Pépé :

    - … il aboie ?

    Mémé:

    - Il aboie pas pépé c’est toi qui bois et qui pète, alors bois ton thé et arrête de péter. Y a tata qui croit qu’Pépette pète et Pépette qui croit qu’c’est tata ; j’sais plus qui pète et qui pète pas pépé…

    Pépé :

    - … scusez-moi, j’vais aux vécés ; faudrait qu’je pète, mais pas au thé.

     

    FIN

    *Note de l’éditeur : ce texte d’une finesse extrême mériterait d’être porté à l’écran.


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  • En attendant une prochaine balade qui ne tardera sans doute pas, voilà une enquête extraordinaire du commissaire Nouaboire, celui à qui on ne la fait pas...

     

    - Mon commissaire je viens porter plainte, on m’a posé un lapin.

    - Où çà ?

    - Sur ma lapine.

    - Et alors ?

    - Le lapin a piné la lapine.

    - La lapine a été pinée par le lapin, dites-vous ?

    - Oui, mon commissaire, j’ai vu la pine du lapin dans la lapine.

    - Un lapin çà pine ou çà sucre ?

    - Pardon ?

    - Lapin çà sucre. Haha, c’était une plaisanterie. Revenez-en à la plainte.

    - Pas la plainte, lapine.

    - Vous plaignez la lapine ?

    - Non je me plains du lapin qui pine la lapine.

    - Je comprends, y a pas pire qu’un lapin qui pine et qu’on plaint.

    - Je plains pas le lapin, je me plains du lapin pinant ma lapine.

    - Ah. Et quelle est la couleur du lapin ?

    - Blanc mon commissaire. Ce lapin n’est pas peint.

    - Et ce lapin pas peint est-il peigné ?

    - Non, je ne peigne pas les lapins pas peints qui pinent ma lapine.

    - Et la lapine ?

    - Quoi la lapine ?

    - Est-elle encore sous le lapin qui la pine ? Dans ce cas je la plains, elle va être pleine.

    - Je ne suis pas venu remplir ma lapine mais me plaindre du lapin pas peint ni peigné qui la pine.

    - Posez-le là alors.

    - Que dois-je poser mon commissaire ?

    - Le pain.  Posez le pain sur le lapin.

    - Mais un lapin ne mange pas de pain quand il pine.

    - Quelle épine, dites-vous ?

    - Non, c’est un lapin sans épine ni peigne qui pine la lapine pas peinte et sans pain.

    - Bien. Revenez demain à la même heure… et pas de lapin, hein !

     

    LA PIN

    LE PAIN

    LA FIN


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  • « Monsieur le commissaire, je viens porter plainte car on m’a volé le bout »

    - Ah ah, voyons çà, asseyez-vous, ne restez pas debout.

    - Non un seul, pas deux, mon commissaire.

    - Un seul quoi ?

    - Un seul bout .

    - Qu’est-ce qui bout ?  demanda alors le commissaire Nouaboire, celui à qui on ne la fait pas.

    - Rien ne bout. Et je préfère rester debout pour vous parler de mon bout .

    - Racontez-moi tout jusqu’au bout, sans tabou.

    - Voilà. J’allais arriver au bout, quand soudain il a disparu.

    - Quoi donc ? 

    - Le bout.

    - Le bout d’où ? 

    - Bout doux ? Non, mon commissaire, le bout d’a...

    - Quel bouddha ? 

    - Le bout d’après le début.

    - Commencez par le début alors, sinon nous n’en verrons jamais le bout.

    - C’est justement le bout qu’on m’a volé. J’avançais en pensant « le bout tarde »…

    - Vous étiez enrhumé ?

    - Non pourquoi ?

    - Vous me parlez bien de moutarde ?

    - Non, le bout tarde.

    - Denez mon bouchoir, bouchez-vous.

    - Non, chez moi.

    - Qu’est-ce qu’il y a chez vous ?

    - Le bout qui a disparu.

    - Il n’est pas chez vous, puisqu’il a disparu. Vous ne pouvez pas porter plainte pour un bout qui manque.

    - C’était pourtant le meilleur, mon commissaire. Je suis au bout du rouleau.

    - Vous m’agacez et je bous avec votre bout sans tabou qui tarde. Allez voir aux objets trouvés.

    - C’est sans objet, puisque je ne l’ai plus.

    - Si votre plainte est sans objet, nous arrivons au bout.

    - Donc vous l’avez trouvé ?

    - Quoi donc ?

    - Le bout, puisque nous y arrivons.

    - Oui.

     

    « Encore une affaire résolue avec brio » pensait le commissaire Nouaboire, chevauchant son fier destrier dans le soleil en ombre chinoise (le fier destrier, pas le soleil), sur le chemin d’une justice équitable et chantonnant (le commissaire, pas la justice) :

    « iame pour un long somme commissaire qui are going atome » en anglais très approximatif.


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