• Comme me l'a fait remarquer j'vous dirai pas qui, je vous ressort parfois des vieux trucs déjà parus. Faut pas m'en vouloir, c'est soit parce que j'ai pas le temps d'en préparer de nouveaux, soit parce que j'ai la flemme.

    Donc quand on commence faut continuer, voilà donc le deuxième épisode de cette histoire étonnante.

     

    Blog de lesscorpionsdeouarzazate :Les Scorpions de Ouarzazate, SUITE DE L'ENQUETE COSMIQUE IMPORTANTE

    Episode II

     

    Nous avons laissé notre héros le commissaire Nouaboire sur la Lune, enroulé autour du drapeau américain, le nez dans son casque retourné, son fidèle destrier Adadasurmonbidet tressautant irrégulièrement sur son dos au rythme de l’air s’échappant par saccades de son scaphandre récemment éperonné par le sus-dit commissaire.

     

    Nous en étions restés à nous demander comment il allait se sortir d’une telle situation. En fait, çà m’arrangeait assez que le premier épisode se termine, car je n’avais pas la moindre idée de ce que notre bien-aimé commissaire foutait sur la Lune avec son cheval…

     

    Mais nous n’allons pas le laisser ainsi, d’autant que l’air qui continuait à s’échapper du scaphandre du cheval entrait par l’un des nombreux tuyaux de la combinaison du commissaire et commençait à la faire gonfler de façon inquiétante.

    Notre ami ne se rendait compte de rien pour le moment, car il ne voyait que l’intérieur de son casque, ce qui n’était pas pratique avouons-le, pour avoir une idée générale de son environnement.

    Heureusement pour lui, lors d’une des rotations rapides du cheval, une des pattes antérieures accrocha le capuchon d’une valve située sur le côté du casque du commissaire, qui se mit à tourner rapidement (le casque, pas le commissaire), ce qui lui permit (au commissaire) de voir alternativement le fond de son casque et le paysage environnant.

    Cependant, le tuyau d’arrivée d’air commença à s’enrouler autour du cou de notre héros et de le rapprocher de la tête du cheval, qui continuait à tourbillonner autour du drapeau.

    Soudain, la hampe du drapeau sortit de son logement et libéra brutalement l’ensemble de l’équipage cheval-commissaire-drapeau qui, propulsé avec force se retrouva encastré dans l’écoutille du LEM, qui bascula sur le côté sous l’impact.

    Le mât du drapeau, en pénétrant dans l’étroit habitacle, percuta le bouton de mise en marche des moteurs et le LEM démarra en trombe en raclant le sol.

    Fort heureusement, les pattes du cheval étant restées à l’extérieur, celui-ci eut le réflexe de donner quelques ruades qui permirent à l’ensemble de faire des bons désordonnés, qui l’éloignèrent du sol et de ses dangereuses aspérités. 

    Profitant alors d’une accalmie due au fait que l’air s’échappant du scaphandre du cheval entrait dans le LEM dans le sens inverse de la rotation initiale, le commissaire réfléchit alors.

    - Je pense que nous allons attendre le troisième épisode, se dit-il.

    - Je suis d’accord, répondis-je.

    - Hi-han, fit le cheval.


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  • J'avais publié cette enquête particulièrement angoissante au début de mon nouveau blog sur Ekla et je m'aperçois que peu de monde l'avait vue... donc je vous la passe à nouveau, des fois que ça puisse vous changer les idées de notre actualité plutôt morose...

     

    Blog de lesscorpionsdeouarzazate :Les Scorpions de Ouarzazate, HISTOIRE POLICIERE COSMIQUE

    Le LEM tomba des nues et se posa dans la mer du même nom.

    Adadasurmonbidet, le cheval du commissaire Nouaboire, sortit le premier et s’envola d’une ruade, pour alunir quelques centaines de mètres plus loin, les quatre fers en l’air.

    - Hi-han, fit-il alors, ce qui en cheval signifie «hi-han ».

    - Au lieu de faire l’andouille, viens donc ici, nous avons une énigme spatiale à résoudre, dit alors le commissaire en se prenant les pieds dans les divers tuyaux qui sortaient de son scaphandre et en trébuchant sur le pied du LEM, ce qui le propulsa (le commissaire) à califourchon sur le ventre du cheval qui, comme nous l’avons vu précédemment, était présentement à l’envers.

    - Allons-y, ne perdons pas de temps, dit-il en éperonnant sa monture, ce qui eut pour effet de percer les flancs de son scaphandre (celui du cheval). L’air s’en échappant alors fit l’effet d’un réacteur et l’ensemble cheval-commissaire se retrouva très rapidement en orbite lunaire tourbillonnante.

     

    - Profitons de cette haute situation pour vérifier divers points nécessaires à la bonne marche de notre enquête, se dit alors notre héros, en observant attentivement le sol lunaire chaque fois que la rotation rapide et désordonnée de sa monture le lui permettait.

    Le drapeau américain flottait effectivement au sommet du cirque montagneux de gauche, alors qu’il avait soigneusement été planté dans celui de droite.

    - C’est louche, il faut aller voir çà de près, dit-il alors au cheval, qui répondit « hi-han » suivant une habitude qui avait fait ses preuves.

    En mettant ses doigts alternativement dans les trous occasionnés par les éperons dans la combinaison spatiale du cheval, il arriva alors à guider le tout et à se rapprocher rapidement du sol et à ricocher sur le sommet.

    Fort heureusement, un des nombreux tuyaux et protubérances de l’équipage s’accrocha au drapeau, ce qui permit à l’ensemble de s’arrêter peu à peu, le cheval cette fois remis dans le bon sens, sur le dos du commissaire.

    Ce dernier tournoyait à la vitesse de l’air qui s’échappait d’une durite débranchée lors du contact avec le sol. Le cheval sur son dos ralentissait la rotation, d’autant que la durite s’étant enroulée autour du mât du drapeau, le cercle de rotation se réduisait à chaque tour, jusqu’à arrêt complet le nez dans le drapeau. 

    - Ne n’y bois blus rienn, s’inquiéta notre héros, avant de se rendre compte que le casque de son scaphandre s’était retourné, ce qui lui permettait uniquement une vision globale de l’intérieur de celui-ci.

     

    Comment notre commissaire va-t-il se sortir d’une telle situation ? Vous le saurez dans le prochain épisode, sinon vous allez me dire que c’est trop long à lire.


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  • Résumé : Le deuxième épisode nous a appris que nous n’en savons pas plus que dans le premier. Quel suspense !

    TROISIEME EPISODE DE L’ENIGME INSOUTENABLE

     

    A force de réfléchir, le commissaire Nouaboire arriva à une conclusion : « nous nous trouvons sur les pentes enneigées, car nous poursuivons certainement un dangereux criminel qui se cache sur les pentes enneigées ». « Cherchons donc où peut se cacher un dangereux criminel (sur les pentes enneigées) » se dit-il avec une logique imparable.

    Chevauchant allègrement le long de la route qui menait aux environs d’un lieu très différent de celui où ils se trouvaient ils finirent par arriver ailleurs, ce qui fit espérer à l’intrépide commissaire qu’il approchait de plus en plus de la solution de l’angoissante énigme qui vous tient en haleine depuis trois épisodes.

    Il vit alors une maison avec un jardin couvert de neige et des enfants jouant dans la neige à fabriquer des bonhommes de neige, ce qui semblait normal par temps de neige.

    Il fit arrêter Monbidet qui glissa sur une plaque de verglas, ce qui désarçonna son cavalier qui se retrouva sous le cheval. Il vit alors qu’il ne voyait plus rien à part le dessous du ventre de l’animal, ce qui ne lui apprenait rien sur l’enquête en cours. Mais le commissaire Nouaboire, celui à qui on ne la fait pas, est tenace et plein de finesse dans ses raisonnements. Il se dit alors : « pourquoi y a-t-il une plaque de verglas juste devant le jardin enneigé ? » Il se dit ensuite : « il serait peut-être bon d’aller voir ça de plus près ».

    Il sortit donc de sous le cheval et regarda discrètement dans les jumelles qu’il avait pris soin d’emporter avec lui au cas où il aurait besoin de jumelles. Et ce qu’il vit le laissa coi.

    « Quoi, se dit-il » car il pensait toujours « quoi » quand il était coi. « Je vois un bonhomme de neige qui bouge. Rêve-je ? Imaginai-je la situation ? Crois-je des choses inimaginables ? Que nenni, car je sens que le dénouement approche ».

    Il s’approcha donc du dénouement et passa les menottes au bonhomme de neige qui n’était autre que le dangereux criminel recherché par lui-même déguisé en bonhomme de neige (le dangereux criminel) (pas le commissaire).

    « Ciel je suis refait » dit alors le dangereux criminel en recrachant la carotte qui servait de nez au bonhomme de neige, pendant que le commissaire esquissait quelques entrechats symbolisant la joie de la mission accomplie et que Monbidet poussait quelques « hi-han » symbolisant le plaisir de ne plus avoir à porter des skis sur les pentes enneigées conduisant à la conclusion inéluctable des angoissantes énigmes. 

    « Aïe ame eu pour long somme commissaire qui retourne atome » chantonnait notre héros en anglais approximatif dont la silhouette se découpait dans le cercle rond du soleil couchant à cheval (la silhouette, pas le soleil couchant) (c’est la silhouette qui est à cheval). 

    FIN


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  • Résumé du premier épisode : Le commissaire Nouaboire et sa monture réfléchissent à la situation.

    DEUXIEME EPISODE DE L’ANGOISSANTE ENIGME

     

    Le commissaire monta sans aucune difficulté sur le dos de son cheval, dans la mesure où celui-ci avait les pattes enfoncées dans la neige jusqu’au garrot. « Hue », dit alors l’intrépide cavalier, dont l’intention était de faire avancer Monbidet afin d’aller ailleurs que là où ils se trouvaient.

    « Comment se fait-il que ma fidèle monture n’avance pas ? » pensa le commissaire, avant de s’apercevoir que les pattes de l’animal étaient bloquées par la neige, ce qui allait certainement les mettre en retard pour résoudre l’angoissante enquête en cours.

    « Nous allons certainement être en retard pour résoudre l’angoissante enquête en cours » se dit alors notre héros pendant que Monbidet pensait en lui-même « hi-han », car il pensait toujours ça quand il avait les pattes coincées dans la neige.

    Le commissaire descendit alors du cheval et prit la pelle à neige qu’il avait judicieusement pensé à emporter. Il dégagea rapidement sa monture avant de remonter dessus et de partir au grand galop vers des horizons lointains qui se terminèrent quatre mètres plus loin, quand le cheval se retrouva à nouveau bloqué dans la neige.

    Mais fort heureusement, notre futé commissaire avait pensé à emporter des skis de rechange qu’il s’empressa de fixer solidement aux pattes de Monbidet, ce qui leur permit de glisser à vive allure pour rejoindre la route qui allait leur permettre une marche plus aisée.

    « Pourquoi étais-je à cheval sur les pistes de ski ? » se demanda alors notre courageux ami. « Qui a eu l’idée ridicule de nous faire commencer cette enquête sur les pentes neigeuses, alors qu’elle se passe certainement ailleurs ? » continua-t-il à se demander. « Il me semble nécessaire de réfléchir à la situation » pensa-t-il judicieusement tout en terminant le deuxième épisode de l’angoissante énigme.

    « Hi-han » pensa Monbidet à tout hasard. 

    Le troisième épisode nous permettra-t-il enfin de connaître le dénouement ? Nous l’espérons vivement, car pour l’instant nous ne savons absolument pas de quoi il s’agit et si vous avez une idée n’hésitez pas à m’en faire part.


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  • Voici une angoissante enquête policière que j'ai préféré vous relater en trois épisodes, tellement c'est angoissant. C'est vrai quoi...quelle angoisse de commencer à écrire une histoire dont on ne connait ni le début, ni le milieu, ni la fin...

    ENIGME INSOUTENABLE

     

    « Ça tient pas ce truc-là » se disait le commissaire Nouaboire en essayant d’attacher les fixations aux sabots de Monbidet son fidèle destrier, tout en sentant confusément que les skis étaient mal adaptés aux pattes du cheval qui poussait quelques « hi-han » interrogatifs, car il disait toujours « hi-han » quand on lui mettait des skis.

    Notre ami parvint cependant à fixer les trois premiers skis et dès qu’il eut finit d’adapter le dernier à la quatrième patte de sa monture, le cheval commença à dévaler la pente neigeuse en entraînant avec lui le commissaire, dont la jambe s’était prise dans la longe.

    Monbidet n’ayant pas eu l’occasion d’apprendre à virer sur des skis, fonçait droit devant lui de plus en plus vite, lorsqu’une bosse imprévue l’envoya dans les airs. Le commissaire, plus léger, se trouva immédiatement propulsé sur le dos du cheval dans le sens opposé à la marche, ce qui lui permit de voir ce qu’il se passait derrière eux, c’est-à-dire rien.

    Terminant gracieusement son vol plané, le fougueux animal reprit contact avec le sol en perdant ses quatre skis et le commissaire, l’ensemble terminant sa course la tête dans la neige et les pieds en l’air, juste au moment où un remonte-pente accrocha les rennes et emporta l’attelage vers les sommets de la station.

    L’arrivée au sommet ne se passa pas comme l’espérait notre héros. Car Monbidet , en se débattant pour retrouver une posture plus équilibrée, avait réussi à emmêler définitivement les rennes et le commissaire à la barre du tire-fesses.

    Toujours entraînés, ils firent donc demi-tour et redescendirent la pente jusqu’au pied de la station, avant de remonter pour un deuxième tour. Heureusement, la sangle finit par casser à mi-chemin et libéra le cavalier et sa monture, qui purent enfin s’arrêter et réfléchir à la situation.

    « Hi-han » pensa Monbidet qui réfléchissait toujours à la situation en pensant ça.

    « Réfléchissons à la situation » se dit alors notre intrépide commissaire en terminant le premier épisode de cette angoissante énigme. 

    Le deuxième épisode nous permettra-t-il de savoir de quelle situation il s’agit ? Nous le saurons sans aucun doute dans celui-ci (le deuxième épisode) (de cette angoissante énigme).


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