• Pour changer un peu de ci et aussi de ça, je vous propose une nouvelle enquête particulièrement angoissante du fameux commissaire Nouaboire, celui qui ne prend pas les vessies pour des lanternes, mais pour des ballons de foot...

     

    ROMAN POLICIER

    Le commissaire Nouaboire entra dans la salle et attacha son cheval au bénitier.

    - Mademoiselle Isabelle Foufoune, voulez-vous épouser Monsieur Aliby Dineux, absent pour le moment pour des raisons familiales, demanda le curé ?

    - OUI.

    - Oh la, oh la ! Intervint le commissaire. Comment pouvez-vous être aussi affirmative sans preuves ?

    - Bfff blllll, blmmm, répondit la jeune mariée occupée à embrasser le curé, qui s’était gentiment proposé à remplacer momentanément le mari absent.

    - Où avez-vous mis votre marié d’abord ? Je vous soupçonne de l’avoir tué afin qu’il soit mort. Pouvez-vous me dire où vous étiez hier soir ?

    - J’ai passé la soirée dans la buanderie, monsieur l’inspecteur, avec mes huit enfants, la femme de ménage et son mari, le facteur et le plombier qui réparait la machine à laver.

    - Avez-vous des témoins ?

    - Heu…

    - J’en étais sûr, aucun alibi.

    - Si si, mon capitaine, c’est lui, c’est mon Aliby.

    - Quel alibi ?

    - Mon mari. C’est Aliby. 

    Le commissaire se gratta la tête, signe d’intense réflexion. Comment peut-elle avoir un alibi sans Aliby, se demandait-il ? Toute cette affaire semblait louche.

    D’ailleurs, la mariée louchait, ce qui ajoutait du beurre dans ses épinards (ceux du commissaire) (il préférait les épinards avec du beurre) (le commissaire).

    - Je vous mets en garde à vue, jusqu’à obtention de vos aveux, dit-il.

    - J’avoue, répondit-elle en rajustant son corsage que le curé avait dégrafé par inadvertance.

    - Ne dis plus rien mon amour, dit alors le curé, c’est moi le coupable.

    - Coupable de quoi ? Intervint le commissaire.

    - D’avoir tué Aliby, car j’aime Isabelle.

    - Donc, elle n’a plus d’alibi ?

    - Non, puisque Aliby est mort.

    - Isabelle Foufoune, je vous arrête pour meurtre dans l’intention de donner la mort, car vous n’avez pas d’alibi.

    - Oh ben zut alors, je suis refaite.

     

    Voilà encore une affaire rondement menée, se dit le commissaire en chevauchant son fier destrier vers le soleil levant, sur le chemin poudroyant de la justice parsemé de fleurettes fleurissantes  et de papillons papillonnants.

    « I am a poor longsome commissaire qui are going home » ajouta-t-il malhabilement, car il ne parlait pas bien anglais.


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  • Dans la catégorie histoires totalement ridicules et sans aucun intérêt, voici une histoire très courte (heureusement), inventée à l'instant:

     

    Les bas hauts ou les bas bas de Barbara

     

    Barbara était en bas et mit ses bas,

    puis monta en haut et vit ses bas bien trop bas.

    Redescendant en bas

    elle remonta en haut ses bas trop bas

    pour éviter des bas en bas

    car elle aimait les bas en haut.

    Et moi j'étais là-bas,

    baba devant le haut des bas de Barbara.

     

     

     


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  • Rien que pour vous et pour changer un peu de registre, voici une nouvelle enquête angoissante et pleine de suspense énigmatique de notre héros le commissaire Nouaboire, j'en frissonne d'avance ...

    LA VERITE TOUTE NUE

    Le commissaire Nouaboire entra dans le commissariat en trébuchant sur le paillasson et fit un vol plané, qui le propulsa directement le nez entre deux seins aussi ravissants que nus.

    « Mais », dit-il intrigué. Car notre héros disait toujours « mais » lorsqu’il était intrigué, ce qui était le cas ce jour-là, car les seins nus étaient chose rare dans le commissariat.

    Se redressant, il prit un peu de recul et s’aperçut que les seins étaient surplombés d’un visage et sousplombés d’un bas de corps aussi nu que le haut. L’ensemble se situant derrière les barreaux de la cellule réservée aux prévenus.

    « Adjudant ! » cria alors le commissaire.

    « Oui, répondit la jeune femme nue »

    « C’est pas à vous que je parle madame, j’appelle l’adjudant qui est mon second au commissariat ».

    « C’est bien moi, mon commissaire. Je m’appelle  Madame Adjudant ».

    « Ah bon d’accord. Adjudant, pouvez-vous venir ? » Cria-t-il à nouveau.

    « Je suis déjà là, derrière les barreaux » répondit la jeune femme.

    « Non pas vous, mais bon sang adjudant où êtes-vous ? »

    « Je suis là » répondirent ensemble la jeune femme et l’adjudant qui venait d’arriver.

    « Expliquez-moi ce que fait cette jeune femme nue en cellule ? »

    L’adjudant se gratta le nez, ce qui était un signe de grande concentration, sauf lorsque son nez le démangeait, ce qui était un signe de grande démangeaison.

    « Ben heu, mon commissaire, elle est arrivée au commissariat dans une tenue indécente et je l’ai mise en garde à vue pour attentat à la pudeur. Et comme elle n’avait ni cravate, ni ceinture, ni lacets, je lui ai fait enlever les sous-vêtements qu’elle portait, afin de respecter la procédure ».

    « Bien. Donc, Adjudant, expliquez-moi pourquoi vous êtes venue au commissariat ? »

    « Eh ben chef, c’est parce que je travaille là » répondit l’adjudant.

    « C’est pas à vous que je parle, c’est à madame Adjudant. Alors que vouliez-vous, madame ? ».

    « Je voulais porter plainte pour vol de vêtements ».

    « Oui je vois… Les vêtements de qui ? »

    « Les miens, mon commissaire »

    « Ah ! Je m’en doutais ! Adjudant, je vous arrête pour vol de vêtements ! »

    « Mais… » répondit l’adjudant, qui répondait toujours ça quand il était étonné, « c’est pas moi chef, j’ai rien fait ! »

    « Pas vous adjudant, mais madame Adjudant ici présente, que je soupçonne d’avoir volé elle-même ses vêtements car elle est exhibitionniste ».

    « Ciel, je suis découverte ! » s’écria la jeune femme.

    « On a vu ! », répondirent ensemble le commissaire et l’adjudant, avec le sourire heureux de la mission accomplie. 

    « Voici encore une affaire rondement menée » se dit alors le commissaire en aparté in-peto en lui-même personnellement, tout en fredonnant dans le soleil couchant et en anglais « Aïe ame a poor longsome commissaire qui rentre atome », car il parlait toujours assez mal l’anglais et chantait faux (le commissaire, pas le soleil couchant). 

     


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  • Résumé : le père Manganate, venu voir le commissaire Nouaboire pour un problème avec Dieu, a rencontré Dieu, ce qui ne simplifie pas les choses… 

     

    - Mon commissaire, je vais vous expliquer toute l’affaire, dit le curé.

    - Je vous remercie, mais le commissaire Nouaboire c’est l’étage au-dessous. Moi je suis la femme de ménage, appelée couramment technicienne de surface, bien que la surface restreinte de ce bureau porte à croire que la technique y importe peu.

    - J’ai pas tout compris ma sœur, mais croyez que je compatis et que je vais m’empresser de descendre d’un étage.

    Ce qu’il fit avec célérité et se retrouva devant notre intrépide commissaire.

    - Ah c’est vous mon père, qui avez des déboires avec Dieu ! Pouvez-vous m’expliquer exactement quels sont vos griefs?

    - Dieu est pas gentil avec moi en ce moment, il me fait des reproches, tout çà. Et dernièrement il m’a accusé d’avoir mis de l’eau dans mon vin de messe.

    - C’est ennuyeux çà. Mais est-ce vrai ?

    - J’avoue que j’en ai mis un peu, mais pas beaucoup hein… faut dire que depuis que vous avez fait installer un alcootest à la sortie de la messe, il vaut mieux prendre quelques précautions…

    - Nous y voilà ! çà va être encore la faute de la police ! Je viendrai dimanche matin m’assurer par moi-même de votre bonne foi.

    Le dimanche suivant, vers midi, le commissaire Nouaboire sortit de l’église en zigzagant légèrement, trébucha sur les escaliers du parvis et atterrit la tête la première dans la voiture banalisée.

    - Ap… appelez-moi le cucu… le curé, dit-il au préposé à l’alcootest. J… j’ai deux mots àààà lulu… à lui dire !

    Le père Manganate arriva rapidement sur les lieux pendant que notre vaillant commissaire s’extirpait habilement de la voiture après s’être démêlé de la ceinture de sécurité qui lui bloquait le pied gauche, ce qui l’avait légèrement déséquilibré et propulsé sur le tableau de bord qui sous le choc avait libéré l’erbag. Le commissaire, qui avait commencé à souffler dans l’alcootest par acquit de conscience, se retrouva le nez dans l’erbag gonflé ce qui lui fit avaler l’alcootest.

    Il dit alors : « Râââââ heurk heurk, aaaarg ! »

    - Excusez-moi mon fils, j’ai pas bien compris, lui répondit le curé.

    - J… j’ai toutou… j’ai tout concon ! Dit alors le commissaire. J’ai tout compris ! V… hic ! z’avez mis du papa… du pastis à la p…p…place du vin de mémé… de messe. Et on peupeu pas vous zaza… accuser de fre frelater, puisqu’on mémé… met toutou toujours de l’eau d… dans le papa.. stis !

    A ces mots, le curé ne se tint plus de joie, car le commissaire Nouaboire venait encore une fois de résoudre avec brio cette affaire compliquée.

    - Merci mon commissaire, vous viendrez bien prendre une autre tournée pour fêter çà ? 

    FIN

    Le commissaire Nouaboire sur son fier destrier, face au disque d’or du soleil couchant, montait songeusement les escaliers menant à son bureau, tout en fredonnant en anglais : « Aïe aaaame pour lonlon… nesomeuuh coco… commissaire quiqui… qui rentrait atoto… at home ». Car il aimait bien fredonner en anglais.


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  • Résumé : si vous n’avez pas lu le début, c’est même pas la peine de lire la suite, car les Voies de Dieu sont impénétrables. Amen.

     Le père Manganate remonta dans les étages afin de faire patienter Dieu pendant son entretien avec le commissaire Nouaboire. Mais il se trompa à nouveau d’étage et entra par inadvertance et par la porte dans la chambrette de la Vierge Marie, fort occupée à des activités peu avouables avec le Saint Esprit.

    - Ciel mon curé ! S’écria-t-elle. Pardonnez-moi mon père si j’ai pêché, mais aussi c’est çui-là qui arrête pas de me faire des avances, et vous savez ce que c’est, la chair est faible et tout çà.

    - Ma Rie, pardon, ma Mère… ma Sœur, ou quel que soit votre niveau familial, ce n’est pas vous que je venais voir, mais votre beau-père Dieu.

    - Ah bon, c’est l’étage au-dessus. Merci de refermer la porte en sortant.

    Notre vaillant curé s’empressa donc de monter d’un étage et se retrouva face à Dieu, qui commençait à s’impatienter, car il avait du mal à ajuster sa cravate pour la fête organisée par l’ange Gabriel (voir l’épisode précédent) et il tenait à être présentable devant la belle Junon, qui était invitée ce soir-là.

    - Mon Dieu, si c’était un effet de Votre bonté, pouvez-vous patienter jusqu’au prochain épisode, car… mais … mais… zut alors, voici que nous nous trouvons déjà dans le prochain épisode qui est en fait celui-ci. Je redescend donc voir le commissaire Nouaboire, s’il vous plaît ne bougez pas, amen.

    - D’accord mais dépêchez-vous mon père. Pardon, mon fils, car je n’ai pas de père, étant né de Dieu inconnu et j’ai pas que çà à faire, allez louia, mais faites vite.

    Notre père Manganate – qui en fait n’est pas du tout mon père – car j’ai bien connu le mien, redescendit vers le bureau du commissaire Nouaboire, celui à qui on ne fait pas croire que les poules ont des dents, dans l’intention de lui expliquer quels étaient les griefs retenus contre Dieu, en ce jour divin où la pente Côte descendait plus vite que l’Ascension ne montait… 

    Les histoires divines pouvant durer plusieurs millénaires, il est plus sage d’attendre le prochain épisode afin de ne pas lasser le lecteur.


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