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    Chers ami(es), vous pouvez cesser d'être angoissés, car voici le dénouement de cette passionnante enquête menée de main de maître par notre hardi commissaire...

     

    Résumé de l’épisode précédent : Monbidet, le cheval du commissaire Nouaboire, n’a toujours pas son permis de conduire. 

     

    « Zim boum boum Youlououloulououou boum boum »

    Les musiciens qui suivaient la calèche des mariés continuaient inlassablement leur jolie musique qui incitait Monbidet à suivre le cortège en tressautant dans le rythme. Mais les entrechats du cheval faisaient tomber régulièrement les lunettes de notre héros auxquelles les deux verres manquaient, ce qui nuisait grandement à leur efficacité.

    Le commissaire remarqua soudain que l’un des musiciens n’était pas vraiment dans le rythme. Car la musique faisait « Zim boum boum » alors que ce dernier en était à « Boum zim boum ».

    « C’est lui, j’en suis sûr, c’est notre fugitif qui fugite en se faisant passer pour un musicien ! Il faut agir ! Agissons-donc ! » se dit-il en éperonnant Monbidet qui détestait çà et se cabra en désarçonnant son cavalier. Le vol plané du commissaire se termina dans la grosse caisse d’où sortaient les « Boum boum », ce qui réduisit instantanément la musique à « Zim youloulououou ».

    Les mariés, intrigués, firent alors ralentir la calèche. Le musicien de tête ne s’y attendant pas percuta celle-ci tête la première en avalant son pipeau, ce qui eut pour effet de supprimer les « zim » de la musique qui se trouva réduite aux « youloulououou ». Mais l’arrêt brutal du cortège ayant également surpris les chanteuses des « Youloulououou », celles-ci dans leur élan marchèrent sur les pieds des musiciens qui les précédaient, ce qui produisit des « Ouille ouille ouille » qui gâchaient nettement la chanson en cours. L’une des chanteuse perdit alors l’équilibre et tomba sur le musicien qui venait juste d’arriver à récupérer le pipeau qu’il avait avalé. Sous le choc, ce dernier lâcha le pipeau qui se prit dans une des roues de la calèche.

    « Oh, la roue pète ! » pensa le commissaire qui avait du mal à s’extirper de la grosse caisse, d’autant plus que le musicien continuait à taper dessus sans s’apercevoir qu’il tapait en réalité sur la tête de notre ami, ce qui lui fit perdre la branche gauche de la monture de ses lunettes.

    La roue péta en effet. La calèche pencha soudain d’un côté et projeta ses nombreux occupants sur le sol. La mariée tomba sur le commissaire qui venait juste de sortir de la grosse caisse et son voile s’accrocha dans la branche droite des lunettes de notre ami. C’est alors qu’à la stupéfaction générale la barbe de la mariée apparut. Car c’était bel et bien le fugitif que recherchaient la DGSE, la CIA et la SNCF !

    « Encore une affaire rondement menée » pensa le commissaire en passant les menottes à la fausse mariée.

    « Hi-han » pensa le cheval, qui avait beaucoup de mal à penser autre chose ces derniers temps. 

    « Aïe ame pour long somme commissaire zim boum boum » chantonnait notre vaillant héros dans le soleil couchant à l’horizon jaune du long retour atome…

    FIN (ouf !)


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  • Chers lecteurs et trices, z'inquiétez pas, j'suis sûr que notre vaillant commissaire va finir par savoir ce qu'il est venu faire à Meknès...

     

    Résumé de l’épisode précédent : le commissaire Nouaboire a cassé le côté gauche de ses lunettes de soleil. 

     

    « Pardon mon jeune ami, pouvez-vous m’indiquer le bureau de poste le plus proche ? » demanda le commissaire à un jeune ami qui passait par-là.

    « Douni-moi un stylo » répondit le jeune ami. Ce qui intrigua notre héros au plus haut point, car il avait justement en poche un stylo offert par le Service de Renseignements Généraux pour le cas où il serait contraint d’écrire quelque chose en rapport avec l’enquête en cours. Mais écrire quoi ?

    - Tat ize te kouechtion, pensa notre commissaire qui parlait anglais avec peu de succès à ses moments perdus.

    - Hi-han,  pensa également Monbidet, qui pensait toujours çà à ses moments perdus.

    Car l’enquête avançait à petits pas et notre vaillant commissaire ne comprenait toujours pas ce qu’il faisait au centre-ville de Meknès, très jolie ville par ailleurs, avec ses remparts, ses rues et ses trucs intéressants.

    Un quart d’heure plus tard, après avoir habilement négocié l’adresse du bureau de poste contre un stylo, un bonbon et un dirham, notre ami envoyait le message suivant à ses supérieurs hiérarchiques ;

    « Pouvez-vous-stop-m’indiquer-stop-la marche à suivre-stop-merci-bisous-stop ».

    La réponse arriva instantanément : « suivez la marche nuptiale ».

    - Qu’entendent-ils par là ? Se dit-il intrigué, alors que dans la rue un bruit étrange se faisait entendre : « Zim boum boum Youlouououlouououlouou boum boum ! ».

    Dehors, il découvrit  un étrange cortège composé d’une calèche remplie de monde, suivie de musiciens tambours battants et chanteurs chantants.

    - Tiens, un mariage, se dit-il discrètement in petto… un mariage ? La marche nuptiale ? C’est çà ! Le bandit est là ! Oui ! Je le sais ! J’ai tout compris ! çà y est ! Voilà ! Chauffeur suivez cette calèche, dit-il alors à Monbidet.

    - Hi-han répondit le cheval, étonné d’être pris pour un chauffeur alors qu’il n’avait même pas son permis. 

    Le cheval du commissaire aura-t-il un jour son permis de conduire ? Vous le saurez peut-être dans le prochain épisode de cette angoissante enquête.


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  • Et voilà la suite de l'angoissante enquête, pour ceusses qui ont vu le début et qui voudraient bien arriver à comprendre ce qu'il se passe... moi j'ai pas encore compris...

     

    Résumé de l’épisode précédent : les amis du cheval du commissaire l’appellent Monbidet (le cheval, pas le commissaire).

     « Que fais-je ici, où suis-je et que s’est-il passé ? » dit le commissaire Nouaboire à tout hasard, en se réveillant dans un lit immaculé de taches de toutes sortes, avec un léger relent de harira.

    - « Titi fouti la tîte dans l’mur » répondit l’infirmier en servant le thé à la menthe dans la perfusion.

    - « Hi-han » répondit Monbidet, qui répondait toujours comme çà dans les cas graves. Et voir son maître alité dans un lit d’hôpital, était de l’avis du cheval un cas grave, puisque de façon habituelle il se trouvait à califourchon sur lui ( le commissaire, pas le cheval)(le commissaire à califourchon sur le cheval et non le cheval sur le commissaire)(c’est logique).

    - « Heu » dit alors notre héros.

    - « Qui eux ? » répondit l’infirmier en rajoutant une dose de sucre en poudre dans la perfusion.

    - « Comment le saurais-je t’est-ce que ? » dit alors notre vaillant commissaire, avec une logique imparable permettant d’imaginer que la logique étant ce qu’elle est, n’est pas forcément la plus logique.

    - « Si ti as plus mal à la tîte, ti peux sortir ou lieu di dire di couneries » ajouta l’infirmier en débranchant la théière. 

    Le soleil éblouissant éblouit un instant l’œil gauche de notre ami, car le choc contre le rempart avait cassé la moitié de ses lunettes de soleil achetées à Beni Mtir après de nombreuses négociations hasardeuses.

    « Maintenant, il s’agit d’agir » se dit-il en aparté en lui-même.

    « Hi-han » se dit également le cheval, car il se disait toujours çà dans les cas graves.

    Et ils se dirigèrent tous deux comme un seul homme vers le centre de la ville de Mèknes, qui comme tout le monde le sait, se trouve au centre-ville. 

    L’épisode suivant nous fera-t-il découvrir cette énigme insoutenable au suspens angoissant ? Nous le saurons dans… heu, l’épisode suivant.


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  • Alors voilà, pour changer un peu du Maroc, je vous propose d'aller au Maroc, avec le commissaire Nouaboire.

    C'est une rediffusion parce que j'avais passé ça au début où j'étais sur Eklablog et y a pas grand monde qui l'a vu. Donc j'espère que ça vous fera sourire un peu, en cette triste époque où tout le monde grogne...

     

    Episode 1:

    Le nom complet du cheval du commissaire Nouaboire est  A-Dada-Sur-Mon-Bidet, mais les amis et intimes l’appellent généralement Monbidet. Ce qui n’a aucune importance dans l’angoissante enquête en cours, mais est toujours bon à savoir au cas où.

    Notre commissaire, dans sa djellaba toute neuve achetée au souk de Beni-Mtir après deux heures de négociations hasardeuses, filait ventre à terre à la vitesse d’un cheval au galop, ce qui tombait bien puisque c'est justement là qu'il se trouvait (sur un cheval au galop).

    Au loin, les remparts de Meknès poudroyaient comme dans toutes les bonnes histoires où les remparts poudroient au loin. Le commissaire et son cheval se demandaient un peu ce qu’ils faisaient là, dans la mesure où le fugitif qu’ils poursuivaient avait été signalé en Espagne, roulant vers le sud dans une calèche conduite par Mohamed Ben Mohamed, fils de Mohamed Ben Mohamed originaire de Meknès.

    La CIA et la DGSE en accord avec la SNCF et la CFDT avaient donc envoyé notre intrépide commissaire à Meknès par mesure préventive d’interpellation éventuelle pour au cas où çà marcherait, on sait jamais des fois çà marche.

    Monbidet s’arrêta soudain, projetant le commissaire tête la première dans le rempart qui venait de surgir à vingt-cinq centimètres du cheval lancé au galop.

    - « Aïe » fit le commissaire, avec un esprit d’à-propos assez étonnant.

    - « Hi-han » répondit Monbidet, qui répondait toujours comme çà dans les cas graves.

    - « Hi-han » fit en écho une chèvre qui passait par là ce jour-là, après avoir vécu une sordide histoire zoologique et illogique avec un âne bâté et une vache folle. 

    Notre valeureux héros saura-t-il ce qu’il a à faire ? Comprendra-t-il au moins pourquoi il est là ? Nous le saurons certainement dans le prochain épisode…


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  • Résumé de l’épisode précédent :

    Le commissaire Nouaboire, celui à qui on ne fait pas prendre des vessies pour des ampoules hallucinogènes, étant en passe de résoudre l’angoissante enquête sur le cadavre décédé pour cause de mort inconnue, était en train de questionner les 157 suspects, moins les deux que c’est déjà fait dans l’épisode précédent.

     

    « Suspect numéro trois, levez-vous. Pouvez-vous me dire si vous êtes coupable, car j’ai encore cent cinquante-quatre autres suspects à interroger »

    « Non »

    « Très bien, asseyez-vous.

    « Suspect numéro quatre levez-vous et dites-moi si vous êtes aussi coupable qu’on pourrait le croire en voyant votre physique désavantageux avec votre gros nez, votre bouche adipeuse et vos yeux louches qui louchent ? »

    « Ben non, j’crois pas que j’suis coupab’ »

    « Zut alors se dit le commissaire, en pensant que ce suspect-là aurait bien fait un suspect idéal tellement il est moche. Et si tous les suspects sont innocents, l’affaire se présente mal et je risque d’y passer beaucoup de temps, j’ai donc une idée que voici :

    « Tous les autres suspects levez-vous, sauf le coupable ».

    Cent cinquante-trois personnes se levèrent alors, sauf une.

    « Ah, rugit alors le commissaire, c’est vous le coupable ! »

    « Non mon commiffaire, f’est juste que v’peux pas me lever car v’ai pas de vambes ».

    « Pas de jambes ? Voilà qui me semble particulièrement louche ! Alors si vous prétendez être innocent, levez le bras et dites je le jure »

    « Ve peux pas mon commissaire, car v’ai pas de bras non plus ».

    Voici une affaire qui se présente mal se dit alors le commissaire. Mais je sais comment la résoudre efficacement :

    « Nous allons vous mettre l’arme du crime entre les dents et vous allez tirer sur la cible que voilà en face de vous, tenue par l’adjudant. Adjudant Dessagesse, veuillez procéder ».

    « Chef je voudrais bien procéder mais le suspect n’a pas de dents » dit l’adjudant après vérification.

    Le commissaire dit alors au suspect :

    «  Tout cela est très gênant et je vous soupçonne de chercher à faire obstruction à la justice. Adjudant, veuillez mettre l’arme dans la bouche du suspect en lui positionnant la langue sur la gâchette afin qu’il puisse tirer ».

    «  Suspect, préparez-vous à tirer avec la langue à mon signal, sur la cible tenue par l’adjudant. Top, top, top, top, Tirez la langue ! »

    « Boum, fit alors le suspect ». Et au même instant, la cible explosa.

    « Ah voilà ! Je le savais c’est vous le coupable, car vous savez parfaitement tirer au pistolet alors que tous les autres suspects ne le peuvent pas puisqu’ils sont innocents ! »

    «  Ciel ve fuis refait dit alors le suspect, ve penfais qu’on f’aperfevrait pas que ve favais tirer la langue ».

     

    Voilà encore une affaire rondement menée, pensait notre commissaire en rentrant chez lui tout en fredonnant dans le soleil couchant à cheval sur Adadasurmonbidet son fidèle destrier : « aïe ame pour lonesome commissaire qui are going atome ». Sachant que c’était pas le soleil couchant qui était à cheval, mais le commissaire.


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