• J'vais pas vous faire attendre plus longtemps pour la suite de ma fabuleuse histoire, sinon z'allez avoir oublié le début... alors voilà:

     

    RESUME DE L’EPISODE PRÉCÉDENT :

    Le maire voudrait bien savoir si la future mariée va se décider à dire oui.

     

    « Ben oui, fa fait trois fois que vous me le demandez, fa commenfe à bien faire ! » répondit la jeune femme.

    « Bien, dit le Maire. Monsieur le commissaire Nouaboire, voulez-vous prendre pour épouse la jeune Gudule Crapouflard ici présente ? »

    « Attendez un instant s’il-vous-plaît » dit-il avant de se pencher discrètement vers sa future épouse : « Je vois une grosse bosse sur ta jambe. C’est quoi ? »

    « Ah, fa ? F’est rien qu’un rouleau de fopalin que v’avais accroffé à ma varretière de la mariée ! Ve l’avais oublié, f’est rigolo ! »

    « En effet c’est rigolo », dit-il en lui caressant amoureusement la joue, car leur amour était toujours resté intact depuis le jour de leur rencontre, hier soir.

     

    Car l’intrépide commissaire, qui enquêtait sur une enquête de vol de tableaux, avait rencontré la jeune Gudule la veille, à l’inauguration d’une exposition à la galerie de peinture Lure.

    Elle lui avait immédiatement tapé dans l’œil, avec le coude, en se retournant brusquement quand il lui avait murmuré : « Mademoiselle je vous aime, surtout vue de dos. Vue de face c’est moins évident avec les dents qui manquent, mais dans l’ensemble ça ira. Voulez-vous m’épouser ? »

    « Oh oui, ve fuis d’accord, vous v’êtes une lévende fur les blogs, mon commiffaire ve vous v’aime auffi ! » lui répondit-elle en postillonnant gracieusement.

    Notre commissaire continua ensuite son enquête et s’aperçut que tous les tableaux exposés n’avaient plus que le cadre, car les toiles avaient été découpées habilement.

     « Je reviendrai enquêter après notre mariage, se dit-il en aparté à lui-même, car ceci me semble louche ».

     

    Ils sortirent de la Mairie sous les applaudissements des invités et c’est à ce moment que le commissaire constata une certaine raideur dans la démarche de son épouse. Intrigué, il la regardait descendre malhabilement les marches du perron, quand soudain un rouleau tomba de dessous la robe de la mariée.

    En heurtant le sol il se déroula et tout le monde put voir que loin d’être du sopalin, il s’agissait d’une œuvre qu’avait peint Turaleau, le peintre bien connu des amateurs de peinture à l’huile.

    « Gudule Nouaboire, je vous arrête pour vol de toiles de maîtres, nous divorcerons en prison », dit-il alors à sa jeune épouse en lui passant les menottes.

     « Oh ben vut alors, ve fuis refaite, vous v’êtes le plus fort ! »  s’exclama-t-elle en laissant tomber les diverses toiles roulées entreposées dans ses sous-vêtements.

    « Voilà encore une enquête rondement menée » se dit alors le commissaire, celui à qui on ne fait pas croire que l’amour est éternel.

     

    « Aye ame a poor commissaire bien tristounet qui are retourner alone at home », fredonnait notre commissaire dans le soleil couchant esseulé en anglais approximatif (c’est le commissaire qui est esseulé, pas le soleil couchant).

    Car il rentrait toujours chez lui en fredonnant en anglais quand il était esseulé et approximatif (c’est l’anglais qui est approximatif, pas le commissaire).

     

     

    FIN

     


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  • J'me suis dit comme ça que ça faisait un bout de temps que mon commissaire roupillait dans son placard. Donc j'me suis dit comme ci que si j'écrivais une nouvelle histoire, ça ferait une nouvelle histoire.

    Et voilà:

     

    « Mademoiselle Gudule Crapouflard,  voulez-vous épouser le commissaire Nouaboire ici présent ? » demanda le Maire.

    La jeune femme se pencha alors vers son futur époux et tout en lui mordillant discrètement le lobe de l’oreille, lui demanda : « qu’est-fe que ve dois répondre ? » avec un petit zézaiement attendrissant, dû au manque des deux incisives supérieures.

    « Tu n’as qu’à répondre oui, mon amour » dit le commissaire tout en lui caressant discrètement le bas du dos dans le décolleté dorsal de la robe de mariée achetée la veille chez le marchand de robes de mariées.

     

    « Oui mon amour ! » dit alors la jeune femme.

     « Je suis désolé mademoiselle, mais je ne suis pas amoureux de vous » répondit le Maire et se penchant discrètement vers elle, il ajouta : « faites attention, vous avez un truc qui dépasse de votre décolleté ».

    « Ah fa, f’est rien, f’est vuste un rouleau de fopalin que v’ai pris au cas où v’en aurais bevoin, car ve pleure beaucoup quand ve fuis émofionnée ».

    Au moment où elle remettait en place le sopalin dans son soutien-gorge, le commissaire lui susurra : « j’ai senti un machin bizarre qui dépasse de ta culotte, c’est quoi ? »

    « Ah oui, il est pas bien ranvé, c’est un rouleau de fopalin que v’ai pris par précaufion, parfe que les émofions m’occasionnent fouvent des fuites ».

     

    « Nous allons donc reprendre, dit le Maire. Voulez-vous épouser votre futur époux ? Dites oui ou non ».

    « Oui ou non » répondit-elle, pendant que le futur époux, en essayant de ranger discrètement le sopalin dans la culotte affriolante de sa future épouse, achetée la veille dans la boutique de lingerie fine Kulotanstok, s’aperçut que quelque chose dépassait également sur le devant.

    « Y a aussi quelque chose devant, qui dépasse de ta culotte » lui dit-il discrètement.

    « Vut alors, défidément v’ai tout mal ranvé ! » s’exclama-t-elle discrètement. « F’est vuste un autre rouleau de fopalin que v’ai pris parfe que l’autre était dévà commenfé et v’avais peur qu’y en ait pas affez ».

     

    « Reprenons donc la cérémonie » dit le Maire, tout en lui murmurant avec discrétion : 

    « Je vois une sorte de tube qui dépasse de la poche révolver de votre robe. Sans vouloir être indiscret, je vous conseille de le remettre en place car il fait mauvais effet ».

    « Ah lala, ve vais le ranver, f’est un rouleau de fopalin que v’avais oublié là, minfe alors ! »

    « Bien, dit le Maire. Mademoiselle Gudule Crapouflard, vous déciderez-vous à prendre pour époux le commissaire Nouaboire ici présent ? »

     

    Notre intrépide commissaire arrivera-t-il à se marier ? Avec un peu de chance, nous le saurons dans le prochain épisode.


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  • Voici pour vous, un cadeau qui n'a pas de prix (ce qui est normal puisque j'suis pas payé pour raconter mes âneries). Ce merveilleux cadeau, que je vous offre avec plaisir, c'est la fin de mon histoire extraordinaire, que j'vous repasserai pas une troisième fois, c'est promis.

     

    Blog de lesscorpionsdeouarzazate :Les Scorpions de Ouarzazate, VAGUE ENQUÊTE REALISEE APPROXIMATIVEMENT

    Episode suivant le précédent

     

    Résumé des épisodes d’avant celui-ci :

    Le prénom de Adadasurmonbidet, le cheval du commissaire, est Clément.

     

    Au soixante-cinquième passage, le véhicule spatial attelé composé d’un LEM tirant un cheval en marche arrière, commença à perdre de l’altitude.

    Le commissaire ne le vit pas, car il s’était endormi, enroulé dans le drapeau américain pour se protéger du froid lunaire.

    Au soixante-dix-huitième passage, le crochet servant à amarrer le LEM se prit dans l’un des câbles de traction du scaphandre du commissaire, qui se retrouva très rapidement tiré par les pieds à la suite du cheval, qui boucla alors son soixante-dix-neuvième tour de lune beaucoup moins rapidement que les précédents.

    Juste au moment où notre intrépide commissaire venait de réussir à monter sur son cheval, le LEM se posa avec fracas et s’arrêta brutalement contre le cirque montagneux de droite. Pris par leur élan, le commissaire et sa monture s’encastrèrent chacun dans un réacteur du vaisseau spatial, la tête en avant et les pieds à l’extérieur.

     

    Ce qui leur permit de se redresser tout en redressant le LEM par la même occasion.

    Il faut préciser cependant que, le cheval étant plus grand que le commissaire, le vaisseau penchait nettement d’un côté.

    Ils avancèrent alors chacun de leur côté, et commencèrent à tourner en rond un certain temps, jusqu’au moment où le cheval montant sur un rocher, fit pencher l’ensemble au-delà du centre de gravité et tomber les pieds en l’air, ce qui généralement ne permet pas un bon décollage pour un véhicule spatial classique.

    D’autant plus que notre ami et son cheval se retrouvaient donc en haut, avec la tête en bas, toujours encastrée dans les réacteurs.

    - Scrouich, allo allo, ici la terre, fit alors la radio. Répondez, c’est urgent !

    Notre intrépide héros se débattit pour se libérer et réussit à s’enfoncer un peu plus dans le réacteur.

    Il finit par tomber dans la salle des machines où il récupéra l’interphone.

    - Allo la terre, ici le commissaire Nouaboire, que se passe-t-il ?

    - Mon commissaire, l’enquête est résolue, nous avons trouvé la cuillère qui va avec la fourchette.

    - Bigre, en êtes-vous certains ?

    - Oui, car voyez-vous, la fourchette du service en argent du conducteur du précédent LEM, n’a pas été volée comme nous le pensions. Elle a juste été égarée dans les conduits extérieurs lors de la dernière vaisselle spatiale et s’est mise en orbite autour de la lune jusqu’à ce qu’elle tombe sur le cirque montagneux de gauche en entraînant avec elle le drapeau américain, qui dans l’élan se retrouva planté dans le cirque montagneux de droite.

    - Ah bon. Eh bien voilà donc une énigme résolue.

     

    Le disque lumineux du clair de Terre enrobait l’horizon chatoyant. La svelte silhouette du commissaire et de sa monture, tous deux engoncés dans leurs gracieux scaphandres, se découpait en ombre lunaire sur la voie lactée aux mille lueurs.

    “ I ame apour lone commissaire qui are vachti far away de son home” chantonnait-il au risque de faire pleuvoir pour la première fois sur la lune, satisfait et fier de cette enquête menée de main de maître et parlant toujours aussi mal anglais.

    FIN (ouf !)


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  • Ch'sais plus quel est le numéro de cet épisode. Mais je suis sûr que c'est le suivant, car il suffit de suivre avec attention la trame précise de l'histoire. Vous pourrez constater que le suspense est à son comble, alors retenez votre souffle jusqu'au prochain épisode...

     

    Blog de lesscorpionsdeouarzazate :Les Scorpions de Ouarzazate, ENQUÊTE GALACTIQUE INCONTRÔLABLE

    Résumé :

    Le commissaire Nouaboire et son cheval Adadasurmonbidet galopent sur la Lune. Ils ne savent pas trop ce qu’il font là, et nous non plus.

     

    A force de galoper, l’équipage lunaire composé du commissaire et de son cheval finirent par faire un tour complet de la lune et se retrouver à leur point de départ.

    La fourchette était toujours là (voir l’un des épisodes précédents) et lorsque le commissaire la vit, il tira sur les rênes intergalactiques pour ralentir sa monture.

    Ce qui eut pour effet de tirer le casque de la combinaison du cheval vers l’arrière et d’aveugler le fougueux animal, qui entra directement dans le LEM par le sas resté ouvert.

    Au moment où le véhicule basculait sous le choc, notre héros entendit clairement le message radio suivant :

    - Lo… lo… frchtefffff chrrrkcht ! …p… vez-vous… péter ?

    Fort heureusement, il avait pris la précaution (le commissaire) de garder l’antenne radio précédemment arrachée (voir l’un des épisodes précédents) dans la poche révolver de sa combinaison spatiale.

    Il profita donc du fait que le LEM était couché par lune, pour revisser l’antenne sur son support, afin de se faire confirmer s’il était vraiment prudent de péter à l’intérieur d’une combinaison spatiale.

    - Ici le commissaire Nouaboire, commandant suprême et seul maître à bord. Pouvez-vous confirmer ?

    - Allo ici la terre, pouvez-vous répéter ?

    - Oui, pouvez-vous confirmer ?

    - Qu’avez-vous à confirmer mon commissaire ?

    - Moi, rien, mais vous le pouvez-vous ?

    - Non. Aujourd’hui est un jour férié sur terre et le service de contrôle est fermé.

    - C’est ennuyeux, car j’ai besoin de votre confirmation.

    - Désolé, rappelez dans quelques jours, bonjour chez vous.

     

    « Bon, je vais en profiter pour faire avancer mon enquête », se dit en aparté par-devant soi notre ami.

    Il redressa rapidement le véhicule spatial avec l’aide du cheval, pour le cas où ils devraient repartir en urgence vers des cieux plus cléments. Car son prénom était effectivement Clément, mais uniquement dans l’intimité.

    (Le prénom du cheval seulement, car celui du commissaire ne nous a pas été communiqué par l’agence spatiale fermée pendant les jours fériés).

    Il partit donc récupérer la précieuse fourchette, seul indice important dans l’enquête en cours.

    Mais au moment où il se baissait pour ramasser l’instrument, son casque bascula en avant et lui présenta une parfaite vision de sa partie intérieure supérieure. Momentanément aveuglé, il se piqua au gant droit et l’air s’échappant alors de son index lui fit lever la main.

    Le cheval, croyant à un appel impératif de son maître, accourut alors de toute sa vitesse, en traînant le LEM auquel il avait précédemment été attaché.

    L’un des moteurs se mit soudain en marche  et le véhicule partit dans l’autre sens en traînant à son tour le cheval qui poussa quelques hi-han plaintifs.

    Le commissaire réussit alors à remettre son casque en place, juste à temps pour voir passer le véhicule attelé, après son premier tour de lune.

     

    Les voies du commissaire cosmique étant aussi impénétrables que celles de l’Eternel intergalactique, nous essaierons d’y voir plus clair dans le prochain épisode.

    Merci de votre attention.


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  • Bon alors, voilà la suite du début. Après, je vous passerai l'autre suite, celle qui vient après celle-là et avant la suivante. C'est chouette hein !

     

    Blog de lesscorpionsdeouarzazate :Les Scorpions de Ouarzazate, TRES VAGUE ENQUÊTE GALACTIQUE

    3ème épisode

     

    Résumé de l’épisode précédent :

    - Hi-han, fit le cheval.

     

    Les ruades incontrôlées de Adadasurmonbidet, le fidèle cheval du commissaire Nouaboire, héros intergalactique incontesté (le commissaire)… (oui, c’est le commissaire le héros, pas le cheval).

    Donc, les ruades du cheval agissaient sur la stabilité du LEM, qui se rapprochait peu à peu de la surface lunaire.

    Il arriva donc peu à peu à toute allure et s’enfonça sous le cirque montagneux de gauche dans une grande gerbe de poussière du plus bel effet, glissa sous lune pendant un temps certain et finit par s’arrêter sur les contreforts du cirque montagneux de droite.

    - Kof kof, fit alors le commissaire, non pas en hommage à un dessinateur bien connu sur le blog, mais suite à une quinte de toux due à la poussière entrant par une fuite dans le tuyau bivalvulaire de son casque.

    - Il faut absolument que je remette un peu d’ordre afin de pouvoir terminer mon enquête, se dit-il alors, tout en remettant un peu d’ordre afin de pouvoir terminer son enquête.

    Il remit donc le tuyau dans le trou prévu à cet effet, boucha soigneusement les trous de la combinaison du cheval avec deux rustines galactiques et redressa le LEM en le maintenant grâce à la hampe du drapeau.

    Il récupéra la pompe à air dans la boîte à outils, regonfla sa réserve d’air et celle du cheval, puis il regarda autour de lui.

    Son casque s’étant arrêté de tourner à mi-course, lui permettait une vue détaillée du mi-paysage de droite. Le côté gauche lui permettait quant à lui, de vérifier si l’intérieur de son casque était toujours à l’intérieur.

    Et ce qu’il vit (du côté droit), l’inquiéta au plus haut point.

    Le cheval, parti brouter un peu plus loin le fond de son casque, venait de découvrir un objet étonnant, au point de lui arracher un « hi-han ?» interrogatif.

     

    Notre héros s’approcha alors de sa monture et vit l’objet.

    - Une fourchette ! J’en étais sûr ! s’écria-t-il en bondissant de joie, ce qui le propulsa immédiatement au sommet du LEM où il resta suspendu à l’antenne radio par l’une des excroissances de son scaphandre.

    - Drelin, drelin,  fit alors la radio à l’intérieur du LEM. Allo ici la terre, me recevez-vous commissaire ?

    Notre ami se débattait pour se libérer et finit par arracher l’antenne, ce qui lui permit de tomber par terre. Pardon, par lune.

    Il entra vivement dans l’habitacle afin de répondre, mais n’entendit qu’un zonzonnement continu de mauvais augure. S’apercevant alors qu’il avait l’antenne de la radio dans sa main, il prit son élan et sauta sur le sommet du LEM dans l’intention de la remettre à sa place.

    Mais ayant mal calculé son élan, il passa par-dessus le véhicule spatial et atterrit sur le dos de son cheval, qui partit immédiatement au grand galop. 

    - Mais où courrons-nous  ainsi, se demanda alors le commissaire ?

    - Je vais réfléchir à çà et je te le dirai dans le prochain épisode, lui répondis-je.


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